Longirod

Comm. VD, distr. de Nyon, au pied du Jura, sur l'une des routes d'accès au col du Marchairuz, comprenant le village de L. et des fermes isolées. 1267 Longirot. 185 hab. en 1764, 335 en 1850, 309 en 1900, 231 en 1950, 215 en 1980, 344 en 2000. Mégalithes (dont la Pierre d'Outard, classée monument historique), tombe de La Tène, vestiges d'habitat romain, tombes médiévales. La ferme d'Outard (grangia de Altari) appartint dès 1165 à l'abbaye de Bonmont. Au XIIIe s., L. fut inféodé aux seigneurs d'Aubonne et suivit dès lors la destinée de la seigneurie homonyme. La commune fit partie du district d'Aubonne de 1798 à 2006. Les pâturages que L. avait reçus en 1380 dans le Jura furent la source de nombreux procès. Dépendant au spirituel de la paroisse de Burtigny, L. fut érigé en paroisse avec Saint-George et Marchissy en 1667. Chapelle Saint-Théodule (1440, restaurée en 1885 et 1932). En 1788, un incendie détruisit les trois quarts du village. L. est resté une commune agricole (élevage). Laiterie-fromagerie (1928). Exploitation forestière.


Bibliographie
– J.-L. Badel-Grau, Longirod et ses environs, 1900 (21987)
Longirod: 1788-1988, 1988

Auteur(e): Germain Hausmann