04/11/2004 | communication | PDF | imprimer | 

Campo (Vallemaggia)

Comm. TI, distr. de Vallemaggia. Dernière commune de la vallée de Campo, à 42 km de Locarno, composée de quatre noyaux: Cimalmotto (1405 m), Campo (Mezzo), Piano et Niva (955 m), séparés par de grandes distances et de fortes dénivellations. La région subit depuis le XIXe s. des glissements de terrain, provoqués en partie par la nature du sol, en partie par le déboisement et par le flottage du bois pratiqués au XIXe s. A C., le dépeuplement et le vieillissement de la population sont très visibles: 155 feux en 1591; 1067 hab. en 1683, 521 en 1801, 506 en 1850, 291 en 1900, 182 en 1950, 47 en 1990, 58 en 2000. Les principales raisons de cette baisse sont l'émigration (dès 1850) et l'exode rural; en effet, la distance et la route peu praticable ne permettent pas les déplacements pendulaires..

Au XVe s., la vallée de Campo formait avec Cevio, Bignasco et Cavergno la Roana Superior, sorte de circonscription administrative. Niva et Cimalmotto eurent le staut de communes au début du XIXe s. Jusqu'en 1513, C. fit partie de la paroisse de Cevio; Cimalmotto et Niva se détachèrent de C. en 1767. L'église Saint-Bernard à Campo (du XIVe s. probablement) fut agrandie au début du XVIe s., vers 1620 et durant les années 1740-1745; on y trouve des fresques de Giuseppe Mattia Borgnis (1745), qui travailla aussi dans les églises de Cimalmotto et de Niva, l'oratoire baroque de Saint-Jean et pour les maisons Pedrazzini. Aux XVIIe au XVIIIe s., C. connut une période de grand dynamisme grâce à un fort flux migratoire vers l'Allemagne et l'Italie; il s'agissait surtout de commerçants qui firent fortune, comme le témoignent leurs maisons richement décorées de fresques. Ainsi naquit une riche et puissante bourgeoisie mise en contact avec des centres culturels et économiques, d'où sont issus des hommes politiques et des ecclésiastiques importants. Peu de familles travaillent actuellement dans le secteur primaire et la plupart des maisons sont devenues des résidences secondaires; de fait, au XVIIIe s. déjà, cette région était un lieu de villégiature.


Bibliographie
Il Comune, 1974, 75-90
– G. Mondada, Commerci et commercianti di Campo Valmaggia nel Settecento, 1977

Auteur(e): Daniela Pauli Falconi / PS