14/01/2008 | communication | PDF | imprimer | 

Manuel

Famille patricienne de la ville de Berne, dont le premier représentant, Jakob Aleman, émigra vers 1450 de Chieri près de Turin, passa par Genève et devint bourgeois de Berne en 1460. Nicolas ( -> 8), peintre, poète et notable, considéré comme l'ancêtre de la dynastie, transforma en M. le nom de son père présumé, Emanuel de Allemannis. Les fils de Nicolas, Hieronymus ( -> 5), Hans Rudolf ( -> 3) et Niklaus ( -> 9) sont à l'origine de trois branches principales qui donnèrent plusieurs baillis, trois bannerets de la corporation des Tanneurs, un trésorier (Hieronymus, cité plus haut) et un avoyer de Berne (Albrecht, -> 1). Des membres de la famille entrèrent au service de France à la fin du XVIIe s. (notamment Rudolf, -> 10), de Hollande (Rudolf, -> 11) et d'Angleterre à la fin du XVIIIe s. Propriétaires de plusieurs seigneuries - la moitié de Worb appartenait à la branche aînée éteinte en 1620, Cronay à la cadette -, alliés aux familles les plus en vue de Berne, les M. firent partie des quatorze familles de la deuxième catégorie des patriciens bernois. Aux XIXe et XXe s., les M. embrassèrent des carrières juridiques (notamment Carl, -> 2) et commerciales, ou s'implantèrent comme agriculteurs aux Etats-Unis, où la famille est aujourd'hui prospère.


Bibliographie
Almanach généal. suisse, 2, 312-323
– von Rodt, Genealogien, 4, 1-25
– P. Zinsli, «Zwielichtiges und Erhelltes um Niklaus Manuel», in Reformatio, 12, 1963, 213-224

Auteur(e): Hans Braun / DVU