11/03/2008 | communication | PDF | imprimer | 

Gudo

Comm. TI, distr. de Bellinzone. 1277 Gudio. La commune comprend un certain nombre de hameaux, dont Progero. L'habitat est adossé à la montagne, sur le côté droit de la plaine de Magadino. 100 hab. en 1671, 150 en 1769, 296 en 1850, 390 en 1880, 583 en 1888, 373 en 1900, 435 en 1950, 501 en 1990, 679 en 2000.

1 - Préhistoire

Une vaste nécropole fut découverte à Progero en 1909-1910, lors de l'aménagement du lit du Tessin. Des fragments de céramique, restes d'un probable établissement, permettent de faire remonter la première occupation du site à l'âge du Bronze ancien (XVIIe-XVIe s. av. J.-C.). De plus, on a trouvé des récipients en céramique à caractère funéraire du Bronze récent (XIIIe s. av. J.-C.) et final (XIIe s. av. J.-C.). La partie la plus importante de la nécropole (plus de 300 tombes) date de l'âge du Fer (du VIe s. av. J.-C., à l'époque de la civilisation de Golasecca, jusqu'au IIe s. av. J.-C.). Les tombes, presque exclusivement à inhumation, sont délimitées par des murets en pierre et couvertes de dalles ou d'une couverture circulaire en cailloux; dans certains cas, elles étaient signalées par des stèles en pierre sans inscription. Le mobilier est composé par des urnes biconiques lenticulaires typiques de l'âge du Bronze récent et final et, pour la période de Golasecca, par des récipients en céramique (urne, écuelle, gobelet et plus rarement pot), accompagnés d'ornements vestimentaires de bronze (fibules, boucles d'oreilles, pendentifs, boucles de ceinture) et d'ambre (colliers, perles de boucles d'oreilles et pendentifs). Quelques situles (vases en bronze) ont été trouvés, alors que manquent les autres formes caractéristiques de la civilisation de Golasecca (cruches à bec, cistes), fabriquées sur place ou importées. Un gobelet à boire (fin du VIe-début du Ve s. av. J.-C.) avec des graffiti en alphabet "de Lugano" ou "lépontien" présente un intérêt tout particulier.

La nécropole continua d'être utilisée par la suite, ce qui confirme la présence permanente de la population pendant la période de La Tène, marquée par les déplacements de groupes de Celtes transalpins vers le sud des Alpes et la plaine du Pô. On a mis au jour de la vaisselle en céramique et des fibules caractéristiques de la période de La Tène, des perles en pâte de verre et en ambre, des anneaux de bronze ou d'argent, des pendentifs.

Auteur(e): Simonetta Biaggio Simona / DW

2 - Moyen Age et Temps modernes

En 1264, les hospitaliers de Contone, la mense épiscopale de Côme, les chapitres de Bellinzone et de Locarno, ainsi que les familles nobles Muralti et Magoria de Locarno possédaient des droits fonciers à G. En 1363, G. et Progero étaient des communautés distinctes. A Progero se trouve l'église Sainte-Marie, édifice roman remanié au XVIIe s.; d'après la tradition, on y trouvait aussi un couvent de bénédictins. G. et Sementina furent détachées de l'église mère de Bellinzone en 1440. Des recherches archéologiques entreprises en 1992 dans l'église paroissiale de Saint-Laurent ont permis de dater l'édifice primitif du VIe-VIIe s.: il s'agit donc du plus ancien monument cultuel de la région de Bellinzone attesté par des preuves matérielles. La construction actuelle date de 1615 et a été restaurée en 1990-2000. En 1888, commencèrent les travaux d'endiguement du Tessin, ce qui provoqua une augmentation de la population à G. En 1907, on construisit le pont en fer et ensuite la route reliant le village à Cadenazzo à travers la plaine de Magadino. En 1932-1936, un domaine agricole cantonal fut créé à G.. Dans la plaine de Magadino, l'activité est agricole et, dans les collines, la vigne occupe de vastes parcelles. Au début du XXe s., G. était le principal centre viticole du Tessin. Aujourd'hui encore la surface des vignes compte parmi les plus étendues du canton. En 2000, la plus grande partie de la population travaillait hors de cette commune au caractère essentiellement résidentiel.

Auteur(e): Graziano Tarilli / DW

Références bibliographiques

Bibliographie