• <b>May</b><br>Vue de La Motte (Löwenberg) avec le château et les vignes, au milieu du XVIII<SUP>e</SUP> siècle, eau-forte de   David Herrliberger   pour la <I>Neue und vollständige Topographie der Eydgnossschaft</I> (Zentralbibliothek Zürich, Graphische Sammlung und Fotoarchiv). La Motte se trouve au nord-est de la commune de Morat. Les premiers propriétaires étaient des patriciens bernois. La famille May acquit la résidence de campagne avec les terres attenantes en 1660. Le bâtiment et son domaine resteront dans la famille jusqu'en 1790.

May [von]

Famille patricienne établie à Berne à la fin du XIVe s., probablement originaire de la région du lac de Côme. A l'instar d'autres Lombards, Bartholomäus (décès1465?), premier représentant de la lignée, était banquier et pratiquait le commerce au loin. Son fils Jakob (décès1481) fut admis dans la corporation des Fourreurs ainsi qu'au Grand Conseil de Berne. Bartholomäus ( -> 2), fils de Jakob, fut l'un des plus puissants marchands de Berne; il accéda au Petit Conseil en 1494 et acquit diverses seigneuries. La famille se divisa ensuite en plusieurs branches, de sorte que jusqu'à la fin de l'Ancien Régime, elle eut constamment plusieurs représentants au Grand Conseil. Parmi ses membres au Petit Conseil, Friedrich ( -> 9) et Karl Rudolf ( -> 19) devinrent bannerets. A partir du XVIIe s., la famille compta aussi des mercenaires, dont certains accédèrent au rang de général: Beat Ludwig ( -> 6) et Rudolf Beat Ludwig ( -> 20) au service de France, Friedrich ( -> 8), Friedrich ( -> 10) et Gabriel Emanuel ( -> 11) au service de Hollande. Les revenus du commerce ainsi que des charges politiques et militaires permirent à la famille d'acquérir plusieurs seigneuries (Strättligen, Wattenwil, Toffen, Rued, Hünigen, Schöftland) et des domaines dignes de son rang (Löwenberg, près de Morat, Perroy, Ursellen, Allmendingen, Schadau), parfois restés aux mains de la famille durant des siècles. La branche de Bartholomäus (décès1576), revenu au catholicisme et bourgmestre d'Augsbourg, fournit jusqu'au milieu du XVIIe s. des conseillers d'Augsbourg. Après les bouleversements politiques du XIXe s. et la suppression du service étranger, les M., qui portent la particule depuis 1856, devinrent juristes, médecins, ingénieurs et marchands en Suisse et à l'étranger. Parallèlement, le réseau d'alliances matrimoniales, qui sous l'Ancien Régime était presque exclusivement limité aux familles patriciennes de Berne, s'élargit aux familles bourgeoises, bernoises ou non, montées sur l'échelle sociale. La famille compte encore de nombreux membres.

<b>May</b><br>Vue de La Motte (Löwenberg) avec le château et les vignes, au milieu du XVIII<SUP>e</SUP> siècle, eau-forte de   David Herrliberger   pour la <I>Neue und vollständige Topographie der Eydgnossschaft</I> (Zentralbibliothek Zürich, Graphische Sammlung und Fotoarchiv).<BR/>La Motte se trouve au nord-est de la commune de Morat. Les premiers propriétaires étaient des patriciens bernois. La famille May acquit la résidence de campagne avec les terres attenantes en 1660. Le bâtiment et son domaine resteront dans la famille jusqu'en 1790.<BR/>
Vue de La Motte (Löwenberg) avec le château et les vignes, au milieu du XVIIIe siècle, eau-forte de David Herrliberger pour la Neue und vollständige Topographie der Eydgnossschaft (Zentralbibliothek Zürich, Graphische Sammlung und Fotoarchiv).
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Bibliographie
– P. et A. von May, Stammblätter der Berner Familie von May, 1967 (BN)
Almanach généal. suisse, 2, 325-339; 6, 377-384
– von Rodt, Genealogien, 4, 33-78

Auteur(e): Hans Braun / LA