20/03/2006 | communication | PDF | imprimer | 

Eschlikon (TG)

Comm. TG, distr. de Münchwilen. La commune locale (Ortsgemeinde) d'E., relevant de la municipalité (Munizipalgemeinde) de Sirnach, subsista jusqu'en 1997, date à laquelle elle se réunit à la commune locale de Wallenwil pour former une seule commune. Elle comprend en outre les hameaux de Hurnen et Than, qui faisaient partie de la commune locale de Horben. Le village-rue d'E. est situé au pied sud-est du Tuttwilerberg, à la jonction de la route Aadorf-Wil (SG). 1280 Aeslikon. 422 hab. en 1850, 640 en 1900, 1026 en 1950, 1814 en 1990, 3133 en 2000. Au Moyen Age, E. appartenait, à l'exception de quelques alleux paysans, au couvent de Magdenau et à l'hôpital du Saint-Esprit de Saint-Gall. Elle faisait partie de la haute juridiction du Tuttwilerberg et dépendit, du bas Moyen Age à 1798, du bailliage commun de Thurgovie, soit du bailli résidant à Hofen, qui détenait aussi bien la haute que la basse justice. Au spirituel, E. dépendait à l'origine de Sirnach. Majoritairement protestante depuis 1529, E. se sépara de Sirnach en 1936 et forme depuis lors, avec Münchwilen, Oberhofen, Sankt Margarethen et Wallenwil, la paroisse protestante de Münchwilen-E.; la population catholique relève de la paroisse de Sirnach. A côté de l'agriculture, de la viticulture et de l'extraction de la tourbe, l'élevage se développa dans la seconde moitié du XIXe s. Du XVIIIe au XXe s., les diverses branches de l'industrie textile s'imposèrent dans l'économie locale: après la fabrication de toiles de lin apparut, au XIXe s., celle des cotonnades, tandis que la broderie et le tricot se développèrent entre 1870 et 1930. La tuilerie Weibel fut exploitée de 1898 à 1962. En 1875, la bourgeoisie d'E. ouvrit une caisse d'épargne, de prêt et de prêt sur bestiaux, dont la faillite en 1912 causa un grand tort à la commune. De 1864 à 1973, E. fut le lieu de parution du journal régional Volksblatt vom Hörnli. Depuis le milieu du XXe s., de nouvelles exploitations industrielles et artisanales, comme la fabrique de métaux Spring (env. 200 collaborateurs), se sont installées dans ce village essentiellement rural entraînant une transformation des structures.


Bibliographie
– P. Geiger, K. Tuchschmid, Geschichte von Eschlikon, 31986

Auteur(e): Verena Rothenbühler / FP