• <b>La Sarraz</b><br>Le cénotaphe des sires de La Sarraz dans la chapelle Saint-Antoine (dite du Jaquemart), érigé entre 1380 et 1400. Photographie réalisée en 1903 par Paul Vionnet peu après la première restauration du monument (Musée de l'Elysée, Lausanne, Collection iconographique vaudoise). Selon la tradition, le gisant serait François I<SUP>er</SUP>, bailli de Vaud et du Chablais, entouré de François II et Aymon III. Les deux femmes en arrière-plan seraient Marguerite d’Oron et Marguerite de Vufflens. La chapelle subit de nombreuses transformations et ne retrouva son état primitif que lors des restaurations intervenues entre 1995 et 1997.

Sarraz [Sarra], de La

Famille de la haute noblesse vaudoise. Née de la branche aînée des Grandson: Girard (décès av. mai 1234), fils d'Ebal de Grandson, porte le titre de seigneur de La S. dès 1222. Son fils Aymon (décès av. 1269) n'a que des filles; la seigneurie passe à son aînée, Henriette, femme d'Humbert de Montferrand, qui prend le nom de La S. (1269); la branche des Montferrand-La S. succède ainsi aux Grandson-La S. Elle s'éteint dans les mâles en 1505, avec Barthélemy. La succession de celui-ci sera difficile, entraînant l'intervention de Berne et de la Savoie. Le mariage de la veuve de son neveu et héritier Michel Mangerot avec François de Gingins, descendant de la branche cadette des Mont-le-Grand-La S., donnera naissance aux Gingins-La S. (de Gingins). Vassaux des Savoie dès 1251, les La S. détinrent les offices de bailli de Vaud et de châtelain des Clées. Guillaume (décès av. mars 1478), bailli de Vaud de 1458 à 1460, fut le premier à s'intituler baron de La S. (attesté dès 1461); partisan du duc de Bourgogne, il vit son château pillé par les Confédérés le 24 octobre 1475, bien qu'Adrien de Bubenberg fût son gendre. Les La S. furent alliés aux familles les plus importantes de part et d'autre du Jura: de Joux, de Mont, de Gingins, de Vufflens, d'Oron, de Seyssel, de Salins, de Saint-Trivier. Outre leur seigneurie de La Sarraz, ils possédèrent des droits sur plusieurs autres bourgades (Vevey, Montreux, Mont-le-Grand). Ils furent avoués de l'abbaye du Lac de Joux, fondée par leurs ancêtres Grandson. Elle abrita leur première sépulture familiale puis, dès 1430, ils furent enterrés dans la chapelle Saint-Antoine à La S., fondée par François Ier (François de Montferrand) en 1360. Le cénotaphe a probablement été érigé par ses petits-fils Nicod Ier (décès av. mai 1447) et Aymon IV (décès 1427); il représente vraisemblablement leur père François II et leur oncle, Aymon III, encadrant leur grand-père. Le château patrimonial, édifié par les Grandson au XIIe s., dans la famille jusqu'en 1921, a été légué à la Société du Musée romand.

<b>La Sarraz</b><br>Le cénotaphe des sires de La Sarraz dans la chapelle Saint-Antoine (dite du Jaquemart), érigé entre 1380 et 1400. Photographie réalisée en 1903 par Paul Vionnet peu après la première restauration du monument (Musée de l'Elysée, Lausanne, Collection iconographique vaudoise).<BR/>Selon la tradition, le gisant serait François I<SUP>er</SUP>, bailli de Vaud et du Chablais, entouré de François II et Aymon III. Les deux femmes en arrière-plan seraient Marguerite d’Oron et Marguerite de Vufflens. La chapelle subit de nombreuses transformations et ne retrouva son état primitif que lors des restaurations intervenues entre 1995 et 1997.<BR/>
Le cénotaphe des sires de La Sarraz dans la chapelle Saint-Antoine (dite du Jaquemart), érigé entre 1380 et 1400. Photographie réalisée en 1903 par Paul Vionnet peu après la première restauration du monument (Musée de l'Elysée, Lausanne, Collection iconographique vaudoise).
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Bibliographie
– L. de Charrière, Les dynastes de La-Sarra [sic] et la baronnie de ce nom, 1873
– O. Dessemontet, La seigneurie de Belmont au Pays de Vaud, 1955
– J.-L. Rouiller, Les sépultures des seigneurs de La Sarraz, 1994

Auteur(e): Jean-Luc Rouiller