05/05/2004 | communication | PDF | imprimer | 

Basadingen

Ancienne municipalité TG (1816-1998), distr. de Diessenhofen, qui comprenait quatre communes locales (Ortsgemeinde): B. et Schlattingen (unies dès 1999 dans la comm. B.-Schlattingen), Mett-Oberschlatt et Unterschlatt (dès 1999 comm. Schlatt TG). Village au sud de Diessenhofen sur la route de Trüllikon. 761 Pasnandingas. Municipalité: 2169 hab. en 1850, 1885 en 1900, 2429 en 1950, 2049 en 1980, 2574 en 1990. Commune locale de B.: 763 hab. en 1850, 662 en 1900, 792 en 1950, 681 en 1980, 821 en 1990.

Des vestiges néolithiques au Buchberg ou au Dickihof par exemple, une villa et une nécropole romaines à Unterschlatt sont les témoins les plus anciens de la présence humaine. Dès le haut Moyen Age, les abbayes de Saint-Gall, Rheinau, Reichenau et Allerheiligen possédaient des biens à B. En 1260, le couvent de Sankt Katharinental acheta à Reichenau son domaine principal (Kehlhof) de B. Il acquit encore jusqu'en 1330 de nombreuses terres, la basse juridiction et la dîme, au point de se retrouver finalement seul seigneur du village ou presque. La haute juridiction semble relever dès 1300 environ du bailliage de Diessenhofen, passé en 1460 à la ville de Diessenhofen, qui exercera de surcroît la basse justice de 1527 à 1798. Au spirituel, B. fut d'abord partagé entre la paroisse de Stammheim et celle de B., créée autour de l'église Saint-Martin au XIIIe s. au plus tard et incorporée au couvent de Sankt Katharinental en 1264. Après la Réforme (1529), la paroisse de B. inclut tout le territoire de B., ainsi que Willisdorf. En 1631, l'installation d'un prêtre catholique instaura la mixité religieuse qui s'est maintenue jusqu'à nos jours. L'église actuelle fut consacrée en 1845. Toutes intégrées dans l'assolement villageois et structurées sur le même modèle, les exploitations ont vu leur nombre descendre de 40 environ en 1328 à 16 en 1433, pour doubler à nouveau durant la période 1470-1550. Dès lors, la physionomie du village, le système d'exploitation et la surface assolée ne changèrent plus jusque vers 1800, alors que le nombre des fermes augmentait sensiblement. La céréaliculture domine jusqu'à nos jours. L'abondance des surfaces forestières a favorisé le développement d'une industrie du bois. Un atelier de broderie et une tuilerie sont venus apporter un certain nombre d'emplois vers 1900, mais B. a conservé un caractère paysan jusque vers 1970. Depuis, les améliorations agricoles (exploitations déplacées hors du centre du village, abandon de la culture extensive des arbres fruitiers) et un fort accroissement de la population (quartiers de villas) ont transformé l'agglomération aussi bien que le paysage.


Bibliographie
Hinweisinventar alter Bauten und Ortsbilder im Kanton Thurgau, ms., 1979 (StATG)
MAH TG, 5, 1992, 229-253
– P. Erni, Geschriebene Landschaft, 2000

Auteur(e): Gregor Spuhler / WW