13/03/2006 | communication | PDF | imprimer

Endingen

Comm. AG, distr. de Zurzach, dans le Surbtal, comprenant le village d'E. et le hameau de Loohof. 798 Entingas, jusqu'en 1945 Oberendingen. 1122 hab. (dont env. 500 isr.) en 1799, 1941 hab. (dont env. 1000 isr.) en 1850, 1121 en 1900, 1082 en 1950, 1766 en 2000. E. abrita une importante communauté juive du XVIIe au début du XXe s. Les chrétiens sont en majorité catholiques. Trouvailles archéologiques isolées (Néolithique, Bronze). Colonisation alémane. Au Moyen Age, E. releva des barons de Regensberg, de l'évêque de Constance, de ministériaux des barons de Tegerfelden et des seigneurs d'E. Dès le XIIIe s., E. dépendit des Habsbourg (bailliage de Siggenthal) et après 1415 du bailliage de Baden pour la haute justice. La basse justice relevait de l'abbaye de Saint-Blaise (Forêt-Noire). La propriété foncière était très morcelée. Jusqu'en 1661, les catholiques furent rattachés à la paroisse de Zurzach, puis à celle d'Unterendingen, et les protestants à celle de Tegerfelden. Le seul édifice religieux d'E. est la synagogue (1764, rebâtie en 1852). Des marchands juifs s'étaient en effet établis à E. dès le XVIIe s., en raison de la proximité des foires de Zurzach et du marché de Baden. Ils dépendaient du bailli de Baden pour les haute et basse justices et devaient acquérir des "lettres de protection". Après 1776, les juifs ne purent s'établir, dans la Confédération, qu'à E. et Lengnau (Judaïsme). Le 21 septembre 1802, un pogrom, connu sous le nom de Zwetschgenkrieg ("guerre des pruneaux"), eut lieu à E. Tolérée toutefois par la population chrétienne, la communauté juive s'administrait elle-même et entretenait sa propre école. En 1920, la plupart des juifs avaient quitté E., la liberté d'établissement (1866) et de culte (1874) des non-chrétiens ayant été reconnue dans la Constitution fédérale. La commune bourgeoise d'E. a fusionné en 1983 avec celle, juive, de Neu-E., fondée en 1879. Alors que la population chrétienne s'occupait surtout d'agriculture et d'élevage, les juifs, à qui la propriété foncière était interdite, étaient surtout commerçants (marchands de bestiaux, colporteurs). Le remaniement parcellaire (1959-1980) amena la disparition de nombreuses exploitations. En 2000, malgré l'installation d'une petite industrie dès les années 1960, les navetteurs (travaillant surtout à Baden) constituaient environ les deux tiers de la population active. Ecole de district (1938).


Bibliographie
– A. Weldler-Steinberg, Geschichte der Juden in der Schweiz vom XVI. Jahrhundert bis nach der Emanzipation, 2 vol., 1966-1970
– B. Meier, D. Sauerländer, Das Surbtal im Spätmittelalter, 1995
– K. Weibel, Endingen 798-1998, 1999

Auteur(e): Andreas Steigmeier / PM