09/07/2009 | communication | PDF | imprimer
No 2

Asper, Hans

naissance vers 1499 à Zurich, décès 21.3.1571 à Zurich (sépulture Saint-Pierre), de Zurich. Probablement fils de Heinrich, membre de la Konstaffel. ∞ 1526 une fille de Ludwig Nöggi, du Grand Conseil de Zurich. A. fit vraisemblablement son apprentissage chez Hans Leu le Jeune et semble avoir connu très tôt les œuvres de Hans Holbein le Jeune. Peintre officiel de la ville de Zurich, il décora la petite salle du Conseil et la maison du chancelier en 1531, les horloges du Grimmenturm et du tribunal en 1532, les façades de l'hôtel de ville en 1532 et sans doute en 1538-1539 (motifs des douze mois), les fontaines du Rennweg et du Neumarkt en 1546, celle du Helmhaus en 1568 et dora les chiffres de l'horloge de Saint-Pierre en 1538-1539. Le Conseil de Soleure lui commanda une vue de la ville, ainsi que des tableaux représentant les batailles du Bruderholz en 1552 et de Dornach en 1554. Il peignit des bannières, des armoiries pour la ville de Zurich et pour les châteaux de Laufen sur les chutes du Rhin, Frauenfeld (1548), Kibourg (1556) et Greifensee (1542 et 1563). Il dessina des modèles destinés à la gravure pour la chronique de Johannes Stumpf (vues de villes), pour des pages de titre de registres officiels, pour les armoiries des Escher vom Luchs, ainsi que pour l'éditeur zurichois Christoph Froschauer, qui lui commanda aussi les bois gravés eux-mêmes. Dès 1545, il représenta la corporation de la Mésange au Grand Conseil, qui lui servit une rente à vie dès 1567 en signe de reconnaissance. Après sa mort, son fils Rudolf prit sans doute la direction de l'atelier.

A. est réputé pour ses portraits, dont une trentaine sont conservés, aux lignes nettes et aux couleurs vives, de profil ou de trois-quarts, en buste (seule exception, le portrait de cour, en pied, du colonel Wilhelm Frölich, célèbre chef mercenaire). Il n'y a ni décor ni paysage, mais parfois des armoiries ou des inscriptions relatives aux personnages, dont la plupart appartiennent à l'entourage d'Ulrich Zwingli. L'un des portraits les plus anciens, à l'huile sur parchemin, montre le réformateur lui-même, simple profil bien caractérisé et tourné vers la gauche (1531).


Fonds d'archives
– Fonds, StAZ
Bibliographie
DBAS, 48-49 (avec bibliogr.)

Auteur(e): Tapan Bhattacharya / PM