01/12/2009 | communication | PDF | imprimer | 

Magden

Comm. AG, distr. de Rheinfelden, comprenant le village de M. dans le Fricktal, le hameau d'Igligerhof et la localité disparue de Deschlikon. 804 in curte Magaduninse. 689 hab. en 1768, 1075 en 1850, 894 en 1900, 975 en 1950, 1107 en 1960, 3043 en 2000. Habitat néolithique, trouvailles isolées de l'époque romaine, deux tombes en ciste alémanes vides. Les comtes de Thierstein et leurs successeurs, les Habsbourg-Autriche (seigneurie de Rheinfelden), détinrent les droits seigneuriaux et exercèrent la basse justice jusqu'en 1797. M. fut intégré, avec le Fricktal, au canton d'Argovie en 1803. Le vocable de l'église, Saint-Martin, évoque une fondation franque. Le patronage passa des mains du comte Ulrich Ier de Lenzbourg au chapitre de Beromünster en 1036, puis au couvent d'Olsberg en 1351. L'église actuelle, construite en 1620, propriété du canton d'Argovie depuis 1806, fut dotée en 1811 de trois autels provenant du couvent capucin de Rheinfelden, supprimé. M. devint catholique chrétienne en 1872; la communauté se vit attribuer l'église catholique romaine en 1906. Une nouvelle église catholique romaine existe depuis 1969 et un centre paroissial protestant depuis 1976. Des tertiaires franciscaines s'installèrent, en 1465, dans l'ermitage d'Iglingen près de la chapelle Saint-Nicolas, citée en 1360; à la fin du XVIe s., la maison des religieuses et l'église consacrée en 1509 - dont seul le chœur a subsisté après l'incendie de 1860 et qui fait office aujourd'hui de chapelle - furent incorporées au couvent d'Olsberg. La première école de M. fut ouverte en 1761. A la fin du XIXe s., les cultures fruitières (essentiellement les cerises) prirent le relais de la viticulture. L'industrie chimique du Fricktal créa de nouveaux emplois après la Deuxième Guerre mondiale. De nombreux navetteurs vivent dans les quartiers de villas de la commune, devenue résidentielle.


Bibliographie
– G. Boner, «Iglingen im Fricktal», in Vom Jura zum Schwarzwald, 57, 1983, 5-17; 59, 1985, 61-82
Magden, 2004

Auteur(e): Dominik Sauerländer / AN