• <b>Louis Ier de Savoie</b><br>Sceau équestre du sire de Vaud vers 1290 (Archives cantonales vaudoises, Collection Charles Dumont, photo Rémy Gindroz).

No 15

Savoie, Louis Ier de (Vaud)

naissance apr. 1253, décès vers le 13.1.1302 à Naples. Fils de Thomas, ancien comte de Flandre, et de Béatrice Fieschi, nièce du pape Innocent IV. Petit-fils de Thomas Ier ( -> 20), neveu de Pierre II ( -> 19). ∞ 1) 1283 Jeanne de Montfort (décès1293), veuve de Guy VI, comte de Forez, 2) 1301 Isabelle d'Aulnay, issue d'une famille de l'entourage des rois angevins de Naples. Destiné primitivement à l'Eglise, S. posséda des bénéfices anglais, tout en participant peut-être à la croisade de Louis IX en 1270-1271. Il se prépara dès 1282 à la succession de son oncle Philippe Ier ( -> 18), recueillant de nombreux hommages vassaliques en Pays de Vaud et s'assurant de l'appui de Rodolphe Ier de Habsbourg, pourtant ennemi des S. Il consolida la présence savoyarde dans l'ouest lémanique en fondant Morges (1286), en écrasant les Cossonay-Prangins et en confisquant leurs châtellenies de Prangins et de Nyon. La rivalité qui éclata avec son frère Amédée V ( -> 1) à propos de l'héritage savoyard nécessita de nombreux arbitrages qui accordèrent à S. le Pays de Vaud, le Bugey et le Valromey. Il devint ainsi le premier des sires de Vaud, branche cadette des S.-Vaud. Ne se résignant pas à cette condition subalterne, il mena une politique personnelle en direction de la Franche-Comté et de l'Alémanie, se faisant prêter de nombreux hommages vassaliques et étant reçu bourgeois de Berne en 1297. Aspirant à une dignité princière, il porta à plusieurs reprises le titre de comte et frappa monnaie, en dépit des protestations des évêques de Genève et de Lausanne. En 1295-1296, il fonda un couvent de franciscains à Nyon où, lors d'une maladie, il fit vœu de se retirer. Il mourut pourtant lors d'une expédition militaire à Naples, à la cour du roi Charles II d'Anjou.

<b>Louis Ier de Savoie</b><br>Sceau équestre du sire de Vaud vers 1290 (Archives cantonales vaudoises, Collection Charles Dumont, photo Rémy Gindroz).<BR/>
Sceau équestre du sire de Vaud vers 1290 (Archives cantonales vaudoises, Collection Charles Dumont, photo Rémy Gindroz).
(...)


Bibliographie
HS, V/1, 404-405
– O. Dessemontet, «Le testament de Jeanne de Montfort dame de Vaud», in Nouvelles pages d'hist. vaudoise, 1967, 45-61
– B. Resmini, Das Arelat im Kräftefeld der französischen, englischen und angiovinischen Politik nach 1250 und das Einwirken Rudolfs von Habsburg, 1980, 195-207
– B. Andenmatten, La Maison de Savoie et la noblesse vaudoise (XIIIe-XIVe s.), 2005

Auteur(e): Bernard Andenmatten