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Hornussen

Comm. AG, distr. de Laufenburg, dans le haut Fricktal. Village-rue des XVIIIe-XIXe s., avec un centre plus ancien autour de la colline de l'église. 1281 Hornescon. 387 hab. en 1768, 766 en 1850, 590 en 1900, 631 en 1950, 816 en 2000. Vestiges isolés de l'âge de la Pierre et de l'époque romaine (la route du Bözberg était déjà une voie importante dans l'Antiquité). Tous les droits fonciers appartenaient jusqu'en 1802 à l'abbaye de Säckingen. Relevant jusqu'en 1797 de la seigneurie autrichienne de Rheinfelden, H. fait partie depuis 1803 du canton d'Argovie. La cour domaniale de H. avait, au XVe s. encore, un statut particulier au sein des pays habsbourgeois, servant d'instance d'appel pour toutes les juridictions dépendant de Säckingen. Le domaine était le centre économique des terres de l'abbaye, comme en témoignent la maison d'administration construite en 1595 et d'autres immeubles de style gothique tardif sur la route du Bözberg (conservés grâce au fait que, protégé par la proximité de l'Argovie bernoise, le village fut épargné lors des guerres). La collation de l'église Saint-Maurice (bâtiment actuel de 1710-1712) appartenait aussi à Säckingen. Le pèlerinage annuel à Todtmoos dans la Forêt-Noire est attesté vers 1600 déjà. Les principales activités étaient l'agriculture (surtout la vigne jusqu'à la fin du XIXe s.), l'hôtellerie (relais sur la route du Bözberg) et, au XIXe s., l'industrie à domicile (passementerie, tressage de la paille). Malgré le raccordement au chemin de fer du Bözberg (1875), H. ne se développa guère et connut une forte émigration vers les régions industrielles et outre-mer. L'entreprise qui précéda l'actuelle fabrique de savon et de cosmétiques fut fondée en 1917. L'autoroute A3 (1996) absorbe le trafic de transit. En 2000, quatre cinquièmes de la population active travaillaient à l'extérieur.


Bibliographie
– P. Vögeli et al., Hornussen, 1991

Auteur(e): Dominik Sauerländer / PM