• Sources: H. Ritzmann-Blickenstorfer, éd.,  <I>Statistique historique de la Suisse</I> , 1996; Office fédéral de la statistique  © 2017 DHS et Marc Siegenthaler, Berne.

Partis

Un parti est une organisation de citoyens qui s'efforce de faire triompher les idées politiques auxquelles adhèrent ses membres. Il se présente comme le défenseur tantôt d'une idéologie, tantôt des intérêts économiques ou sociaux de groupes, milieux ou classes déterminés. En démocratie, les partis occupent une position intermédiaire entre les citoyens et l'Etat. Ils façonnent les opinions et intègrent les individus au système politique. Ils élaborent des programmes politiques et formulent des prises de position pour les médias et les autorités, recrutent et forment des candidats pour les charges publiques électives, conduisent les campagnes qui précèdent votations et élections communales, cantonales et fédérales. En Suisse, les partis ont la forme juridique de sociétés.

1 - Le système des partis au niveau fédéral, de 1830 au début du XXIe siècle

Comme dans les autres pays d'Europe occidentale, les partis se formèrent aux XIXe et XXe s. en fonction de divers clivages socioculturels et socioéconomiques, notamment entre centre et périphérie, Eglise et Etat, travail et capital, ville et campagne. Le développement des Etats-nations fit apparaître des minorités culturelles et linguistiques, opposées aux courants dominants; en Suisse, cela aboutit à des débats sur la position des cantons et des Eglises dans l'Etat et la société, débats qui se traduisirent par la fondation de partis libéraux, radicaux et conservateurs. L'industrialisation et l'urbanisation entraînèrent la formation, à gauche, de partis socialistes, préconisant au nom des ouvriers la réforme ou le renversement du système capitaliste. Des partis paysans exigèrent des mesures afin de contrecarrer le déclin de l'agriculture dans la société industrielle. Loin d'être seulement le reflet des clivages et des conflits, les partis contribuèrent aussi à les stabiliser en fixant les fronts et les idéologies. Il est important de noter qu'en Suisse, ces clivages ne se confondaient pas avec les frontières linguistiques et confessionnelles. Les partis, puisqu'ils dépassaient ces frontières, assumèrent un rôle intégrateur au sein de l'Etat fédéral. Dans le dernier tiers du XXe s., la tertiarisation de l'économie, l'essor de la société de consommation et l'individualisation des styles de vie affaiblirent les anciens clivages, sur fond de mutation des valeurs.

Auteur(e): Urs Altermatt, David Luginbühl / PM

1.1 - Les grands conflits du XIXe siècle: centralisation, Kulturkampf, lutte des classes

Les origines du système des partis, tel qu'il existe actuellement en Suisse, remontent aux années 1830. Dans le cadre des luttes constitutionnelles de la Régénération, il se forma dans les cantons, autour de personnalités influentes, des communautés de pensée et d'action, annonciatrices des futurs partis, s'enracinant dans les courants du libéralisme, du radicalisme ou du conservatisme. Du côté libéral-radical, citons les "associations de protections" (Schutzverein, Volksverein, Nationalverein); du côté conservateur, les associations d'Oberegg dans le canton de Saint-Gall (1834) ou de Ruswil dans le canton de Lucerne (1840). Le but de ces organisations peu structurées était d'abord de mobiliser la population dans les élections et votations cantonales (Sociétés).

Sur le plan fédéral, le grand conflit de la première moitié du XIXe s. porta sur la réforme de l'Etat. Les conflits constitutionnels opposant, depuis la révolution helvétique, projets centralistes et fédéralistes se combinèrent à des querelles de politique ecclésiastique et culturelle (rapports entre Eglise et Etat, écoles, mariage civil, etc.). On vit apparaître d'un côté la famille radicale (Parti radical-démocratique PRD), qui rassemblait divers courants du libéralisme et du radicalisme, ainsi que, dès les années 1860, le mouvement démocratique, tous unis contre l'ultramontanisme catholique. Les partis conservateurs, tout aussi hétérogènes, se divisèrent dans les années 1840 en une aile catholique (Conservateurs catholiques) et une aile protestante, dans un contexte où les questions confessionnelles restaient une importante source de discorde. Les conflits constitutionnels et religieux culminèrent en 1847 dans la guerre du Sonderbund. La victoire des réformateurs permit la fondation de l'Etat fédéral en 1848.

Durant la seconde moitié du XIXe s., les radicaux dominèrent l'Assemblée fédérale et occupèrent jusqu'en 1891 les sept sièges du Conseil fédéral. Le système électoral majoritaire favorisait leur hégémonie. L'opposition conservatrice catholique se concentra après 1848 sur la reconquête du pouvoir dans les anciens cantons du Sonderbund (Lucerne, Fribourg, Valais, Zoug, Uri, Schwytz, Obwald et Nidwald). Le Kulturkampf des années 1870 poussa les catholiques à multiplier leurs associations et leurs journaux et à se forger une identité particulière dont le parti conservateur fut l'expression politique (Parti démocrate-chrétien PDC). L'introduction du droit de référendum populaire facultatif sur le plan fédéral permit à l'opposition conservatrice catholique, alliées à des groupes conservateurs protestants comme l'Eidgenössischer Verein (1875) ou le parti populaire bernois (1882), ainsi qu'à des mouvements fédéralistes romands, de mettre sous pression les radicaux. L'élection du conservateur Josef Zemp au Conseil fédéral en 1891 fut un grand pas vers le compromis entre le radicalisme et le catholicisme politique.

Ce rapprochement était lié à un changement de paradigme. L'essor de l'industrialisation avait mis les conflits économiques au premier plan. Les premières organisations ouvrières, comme la Société du Grutli (1838), se rattachèrent d'abord au radicalisme; radicaux de gauche, démocrates et représentants des associations ouvrières partagèrent longtemps une vision combinant républicanisme et réformisme social. En revanche, le parti socialiste (PS), fondé en 1888, suivit de plus en plus une politique fondée sur la lutte des classes (Socialisme). En même temps, la bourgeoisie se distança de la gauche et les radicaux bloquèrent la réforme électorale (refus de la proportionnelle). Le conflit culmina lors de la grève générale de 1918, à laquelle le mouvement chrétien-social ne participa pas (sa première organisation faitière fut fondée en 1899, Confédération des syndicats chrétiens de Suisse).

Les expériences de la Première Guerre mondiale, pendant laquelle la paysannerie, tout en assurant l'approvisionnement du pays, s'affirma comme un bastion contre le socialisme, jointes à l'introduction de la proportionnelle, provoquèrent la fondation d'un parti paysan à Zurich en 1917. Une formation analogue, née à Berne en 1918, devint la première force du canton sous le nom de Parti des paysans, artisans et bourgeois (PAB, 1921).

Tandis que les conservateurs catholiques (conservateurs populaires dès 1912) gardaient le contrôle sur leur électorat ouvrier et paysan, la puissance radicale se voyait entamée du fait de l'apparition du PS et du PAB. Le parti libéral (PL) remplaça en 1913 l'ancien "centre libéral"; il réussit à prendre pied dans les cantons romands protestants et à Bâle-Ville.

Auteur(e): Urs Altermatt, David Luginbühl / PM

1.2 - Le régime de concordance

Les premières élections à la proportionnelle (1919) entraînèrent une redistribution massive des sièges. Les radicaux perdirent leur majorité absolue. Un nouveau système sortit des urnes, avec quatre grands partis, dont la force oscillera, pendant presque tout le XXe s., entre 21 et 29% pour le PRD et le PS, 20 et 23% pour les conservateurs populaires, 11 et 15% pour le PAB.

Le PRD se vit contraint de former des coalitions gouvernementales. Les conservateurs occupèrent un second siège au Conseil fédéral dès 1919 et le PAB y entra en 1929 en la personne de Rudolf Minger. La composition du gouvernement reflétait le climat régnant depuis la grève générale de 1918: le bloc bourgeois, uni par son anticommunisme et son antisocialisme, faisait face à l'opposition de gauche. Le PS suivait une stratégie de lutte des classes; dans les années 1930, il devint la formation ayant le plus d'électeurs (28,7% en 1931).

La proportionnelle favorisa les scissions. En 1921, une aile gauche se détacha du PS pour fonder le parti communiste (PC), qui n'attira jamais plus de 3% des voix sur le plan national (Communisme). Interdit en 1940, le PC resurgit en 1944 sous le nom de Parti du travail). A l'extrême-droite, il se créa au début des années 1930 une série de partis qui gagnèrent des sièges dans quelques parlements cantonaux en 1933, mais s'effondrèrent rapidement (Frontisme).

Face à la menace nazie et fasciste, les grands partis se rapprochèrent (Défense spirituelle). Le PS reconnut au milieu des années 1930 la nécessité de la défense nationale militaire et élimina de son programme la notion de "dictature du prolétariat"; les partis bourgeois acceptèrent des mesures de politique conjoncturelle qui allaient dans le sens du futur modèle de l'économie sociale de marché. En 1943, en pleine guerre, Ernst Nobs fut le premier socialiste élu au Conseil fédéral, où désormais les quatre grands partis étaient représentés (trois PRD, deux conservateurs, un PAB, un PS). Le système atteignit sa stabilité maximale dans la première moitié des années 1960. Le gouvernement, composé proportionnellement selon le poids de chacun des grands partis (formule magique: deux PRD, deux conservateurs, un PAB, deux PS), symbolisait l'intégration des principales forces à l'Etat fédéral.

La stabilité du système allait de pair avec celle des partis eux-mêmes, qui contrôlaient leur électorat grâce à un vaste réseau de journaux (Presse), d'associations et de fédérations. Le parti conservateur populaire et le PS, en particulier, étaient devenus dans l'entre-deux-guerres de solides organisations, dont les élites se considéraient comme les porte-parole politiques de milieux sociaux spécifiques. Le système proportionnel largement appliqué dans l'Etat et la société était l'un des éléments centraux de la démocratie de concordance.

Auteur(e): Urs Altermatt, David Luginbühl / PM

1.3 - Fragmentation du système et érosion de la concordance

Des fissures commencèrent à apparaître dans la démocratie de concordance au milieu des années 1960. L'opposition au monopole des grands partis se manifesta d'abord dans le succès de l'Alliance des Indépendants aux élections de 1967, quand ce mouvement à la fois social et libéral, fondé en 1936, obtint 9,1% des voix au Conseil national au lieu des 5% environ habituels.

La frustration politique engendrée par le système rigide de la concordance apparut aussi dans l'augmentation des manifestations, pétitions et initiatives populaires venues de la base. Les nouveaux mouvements sociaux, comme le mouvement antinucléaire, les mouvements pour la paix (Pacifisme) ou pour l'environnement, le féminisme (Mouvement des femmes), mais aussi le mouvement contre la surpopulation étrangère (Xénophobie) suivirent d'abord une stratégie d'opposition extraparlementaire.

Au commencement des années 1970, les partis xénophobes et populistes de droite réussirent à troubler le jeu des partis traditionnels. Profitant de l'écho suscité par l'initiative Schwarzenbach (1970), l'Action nationale (AN) et le Mouvement républicain, recueillirent 7,5% des voix aux élections du Conseil national de 1971; ils perdirent toutefois bientôt leur élan. Le Mouvement républicain fut dissous en 1989, l'AN prit le nom de Démocrates suisses en 1990. Avec le Parti des automobilistes (fondé en 1985, Parti de la liberté entre 1994 et 2009), prônant une politique xénophobe et antiécologiste, et la Ligue des Tessinois (1991), les dissidences populistes de droite enregistrèrent en 1991 un nouveau succès avec 10,9% des voix.

Les mouvements de 1968 et les nouveaux mouvements sociaux se firent une place dans le système des partis par le biais des Organisations progressistes, originellement marxistes-léninistes, et des Verts. Le camp de la gauche alternative et des écologistes, très fragmenté, mais porté par les débats sur la mort des forêts, sur Tchernobyl et sur Schweizerhalle, réussit à obtenir plus de 9% des voix aux élections du Conseil national de 1987.

La représentativité globale des quatre partis gouvernementaux passa entre 1963 et 1991 de plus de 85% des voix à 69% environ. La fidélité à un parti, à sa presse et à ses associations s'érodait. Dès les années 1970, les partis cherchèrent à attirer de nouveaux électeurs en soignant leur popularité, aux dépens de leur pureté doctrinale. En 1970, le parti conservateur chrétien-social (anciennement conservateur populaire) prit le nom de parti démocrate-chrétien (PDC) et se distança de l'héritage du catholicisme politique. Il adopta une position centriste, tout comme, à ses débuts, l'Union démocratique du centre (UDC), née en 1971 de la fusion entre le PAB et les démocrates glaronais et grisons. Le PS subit les pressions internes de courants gauchistes, écologistes, tiers-mondistes et féministes. Alors qu'il représentait classiquement les intérêts de la classe ouvrière, il s'attacha davantage, dès les années 1980, à la défense des nouvelles classes moyennes. Le PRD redevint entre 1983 et 1991 le premier parti, avec un programme néolibéral (Néolibéralisme).

Sources: H. Ritzmann-Blickenstorfer, éd.,  <I>Statistique historique de la Suisse</I> , 1996; Office fédéral de la statistique  © 2017 DHS et Marc Siegenthaler, Berne.<BR/><BR/>
Les partis au Conseil national et au Conseil des Etats depuis 1848

Auteur(e): Urs Altermatt, David Luginbühl / PM

1.4 - Evolution du système vers 2000

Dans les années 1990, il se produisit des changements d'ampleur inhabituelle. La part de l'UDC, devenue un parti nationaliste, conservateur et populiste de droite, passa de 12% en 1991 à presque 29% en 2007. Il s'agit du plus gros bouleversement depuis 1919. Les partis du centre, PDC et PRD, tombèrent bien au-dessous de la barre des 20%. En 2003, l'UDC obtint un second siège au Conseil fédéral, aux dépens du PDC, ce qui mit fin à la formule magique de 1959. Pour conforter sa position au Parlement, le PDC forma en 2007 un groupe avec le petit Parti évangélique (fondé en 1919) et le parti des verts libéraux (fondé en 2007). Le PRD fusionna en 2009 avec le PL.

Aux extrémités de l'éventail politique, les scissions tendirent à se colmater. Les formations de la nouvelle gauche rejoignirent soit le PS, soit le parti écologiste suisse, qui s'imposa en 1991 dans le camp des Verts. Celles de la droite populiste furent largement absorbées par l'UDC. La non-réélection, en 2007, du conseiller fédéral UDC Christoph Blocher conduisit cependant à des luttes intestines; en 2008, les modérés de l'UDC la quittèrent pour fonder le Parti bourgeois démocratique.

Auteur(e): Urs Altermatt, David Luginbühl / PM

2 - Traits caractéristiques des partis en Suisse

L'autonomie communale et le fédéralisme ont marqué l'évolution des partis en Suisse, qui apparurent d'abord sur les plans communal et cantonal (voir les articles consacrés aux cantons) et relativement tard sur le plan national (PS en 1888, PRD en 1894, parti populaire catholique en 1894 et parti conservateur populaire en 1912, PAB en 1936). A droite tout particulièrement, les partis fédéraux restèrent de simples organisations faîtières peu homogènes. Vers 2000, on comptait en Suisse quatorze partis nationaux, environ 180 partis cantonaux et quelque 5000 partis locaux. Les partis cantonaux, enracinés dans le contexte régional, adoptent parfois, sur des objets précis, une position contraire à celle de leur homologue fédéral. Comme les membres des Chambres fédérales sont élus dans des circonscriptions cantonales, ce sont surtout les partis cantonaux qui organisent les campagnes. Cependant, depuis les années 1970 et surtout 1990, les systèmes cantonaux se ressemblent de plus en plus et les thèmes nationaux tendent à prédominer dans les campagnes.

La démocratisation précoce et les droits populaires ont aussi eu une influence déterminante. Le suffrage universel masculin sur le plan fédéral remonte à 1848. L'introduction du référendum en 1874 donna une impulsion à la formation de partis nationaux, qui sont donc, comme l'a dit Erich Gruner, des "enfants des droits populaires"; ils conservèrent toutefois des structures très lâches jusque vers 1900 à cause des particularismes cantonaux. Certains mouvements protestataires, tel celui des années 1960 et 1970 contre la surpopulation étrangère, se firent connaître en recourant aux instruments de la démocratie directe avant de se transformer en partis. En outre, droits populaires et démocratie directe favorisent un certain flou entre partis gouvernementaux et partis d'opposition. Ils permettent aux premiers (surtout le PS et, depuis les années 1990, l'UDC) de jouer un rôle d'opposition en lançant initiatives et référendums et de s'écarter ainsi du consensus gouvernemental.

Les partis occupent dans le système politique suisse une position relativement faible. Depuis la fin du XIXe s., ils sont en concurrence avec les grandes fédérations, en dépit des liens étroits qu'ils entretiennent parfois avec elles, tels qu'on les observe par exemple entre le PS et l'Union syndicale suisse ou entre le PRD et economiesuisse (auparavant avec le Vorort, Union suisse du commerce et de l'industrie). Les fédérations disposent en effet de ressources organisationnelles et financières supérieures à celles des partis. Elles peuvent leur couper l'herbe sous les pieds en lançant des référendums; elles participent aussi à la procédure de consultation, depuis l'introduction des articles économiques dans la Constitution en 1947. Il a fallu attendre la Constitution fédérale de 1999 pour que le rôle des partis dans la formation de l'opinion et de la volonté politique soit mentionné (art. 137). Il n'y a ni loi sur les partis, ni, hormis les contributions versées aux groupes parlementaires depuis 1972, participation de l'Etat à leur financement. Le Parlement, qui débat de ce thème depuis les années 1970, a rejeté toutes les propositions en ce sens. Il a refusé aussi d'obliger la publication des comptes des partis et des campagnes électorales. Il est donc difficile d'estimer leurs coûts. Selon une enquête réalisée à la fin des années 1990, les dépenses annuelles totales des partis nationaux, cantonaux et communaux atteignaient plus de 40 millions de francs, plus de 60 millions en année électorale. Le PS se finançait surtout grâce aux cotisations de ses membres, le PRD, le PDC et l'UDC grâce à des dons et les Verts grâce aux contributions de l'Etat à leur groupe parlementaire.

La professionnalisation des partis en Suisse est inférieure à la moyenne internationale, du fait de l'attachement formel au système de milice. Les grands partis ne se dotèrent de secrétariats généraux que dans les années 1970. A la fin des années 1990, ces bureaux, fédéraux ou cantonaux, occupaient environ 150 personnes à plein temps. Depuis le déclin de leur presse, les partis sont obligés de s'adresser au public par le canal de médias indépendants. Ils confient de plus en plus leur marketing et la conception de leurs campagnes à des conseillers externes.

Auteur(e): Urs Altermatt, David Luginbühl / PM

Références bibliographiques

Bibliographie
– E. Gruner, Die Parteien in der Schweiz, 1969 (21977)
– K. Imhof et al., éd., Krise und sozialer Wandel, 1-3, 1993-1999
– U. Altermatt et al., Rechte und linke Fundamentalopposition, 1994
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– A. Ladner, Stabilität und Wandel von Parteien und Parteiensystemen, 2004
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– W. Linder et al., Gespaltene Schweiz - geeinte Schweiz, 2008
– D. Skenderovic, The Radical Right in Switzerland, 2009
– O. Mazzoleni, H. Rayner, éd., Les partis politiques en Suisse, 2009
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Auteur(e): Urs Altermatt, David Luginbühl / PM