• <b>Schinznach-Bad</b><br>Détail d'un plan-vue des établissements de bains de Schinznach, dessiné en 1710-1714 par  Samuel Bodmer  dans son <I>Marchenatlas</I> (Archives de l’Etat de Berne, Atlanten 2, n<SUP>o</SUP> 8-9). Les plus grands bains d'eau minérale de la République de Berne, sur la rive droite de l'Aar, sont représentés avec les aménagements pour les curistes réalisés dès 1696 par Samuel Jenner (1653-1720), notamment les deux grands bâtiments et le jardin (centre du dessin), reliés aux bains par une passerelle.

Schinznach-Bad

Comm. AG, distr. de Brugg, comprenant l'ancien village-rue et le territoire de Bad Schinznach situé au nord, sur la rive droite de l'Aar. Jusqu'en 1937, le village et la commune s'appelaient Birrenlauf. Première moitié du XIIe s. Biralophon, 1254 Birreloft. 90 hab. en 1764, 210 en 1850, 149 en 1900, 450 en 1950, 1258 en 2000. Restes romains trouvés dans l'Aar (peut-être des offrandes votives). Birrenlauf appartint à l'Eigenamt des Habsbourg qui se défirent rapidement de leurs droits et territoires; ceux-ci échurent ensuite au couvent de Königsfelden. La haute justice (1415), puis tous les autres droits sur Birrenlauf (1528) passèrent à Berne qui attribua les villages de l'ancien Eigenamt au bailliage de Königsfelden (1528-1798). Au spirituel, S. dépendit de Windisch, puis dès 1530 environ de Birr; la chapelle des bains fut érigée en 1881, celle du cimetière en 1954.

La source chaude (Schinznach-Dorf) sourdait initialement sur la rive gauche de l'Aar, mais un déplacement du lit de la rivière la fit disparaître. En 1691, on put à nouveau la capter sur la rive droite, au-dessus de Birrenlauf. Elle conserva le nom de Bad Schinznach (bains de Schinznach), l'autre appellation, Habsburger Bad, n'ayant pas réussi à s'imposer. Elle connut un rapide succès et devint un lieu de rencontre apprécié des classes privilégiées. C'est même là que fut fondée en 1761/1762 la Société helvétique. En 1922, l'exploitation des bains, fermés en hiver jusque dans les années 1960, s'organisa en société anonyme (en 1965, elle se défit de la clinique pour les rhumatisants). Des courts de tennis (1920), puis un terrain de golf (1928) furent aménagés, principalement pour la clientèle anglaise. Un centre thermal public (dans les années 1980) et un parc aquatique (1991) y furent ajoutés.

La commune de Birrenlauf, dont la population vivait principalement de l'agriculture, de la pêche et, dès le XVIIIe s., de l'exploitation des bains, entra en conflit, aux XVIIe et XVIIIe s., avec plusieurs communes voisines concernant les droits d'usage. Une école fut créée avant 1783. En 1915, un pont remplaça le bac aménagé au XIXe s.; un bac plus ancien, remontant peut-être au Moyen Age, avait été déplacé auparavant à Wildegg-Au. Les grandes entreprises étaient la fabrique de chaux et de ciment, exploitée de 1908 à 1937, et l'usine de montage de l'entreprise Automobiles et Moteurs SA (AMAG), dont la production dura de 1949 à 1972 (auj. seulement centre de distribution). Plusieurs nouveaux quartiers résidentiels se sont développés depuis les années 1960.

<b>Schinznach-Bad</b><br>Détail d'un plan-vue des établissements de bains de Schinznach, dessiné en 1710-1714 par  Samuel Bodmer  dans son <I>Marchenatlas</I> (Archives de l’Etat de Berne, Atlanten 2, n<SUP>o</SUP> 8-9).<BR/>Les plus grands bains d'eau minérale de la République de Berne, sur la rive droite de l'Aar, sont représentés avec les aménagements pour les curistes réalisés dès 1696 par Samuel Jenner (1653-1720), notamment les deux grands bâtiments et le jardin (centre du dessin), reliés aux bains par une passerelle.<BR/>
Détail d'un plan-vue des établissements de bains de Schinznach, dessiné en 1710-1714 par Samuel Bodmer dans son Marchenatlas (Archives de l’Etat de Berne, Atlanten 2, no 8-9).
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Bibliographie
– P. Glarner, Aus Bad Schinznachs Vergangenheit, [1944]
– M. et P. Rey, «Schinznach-Bad - ein verkanntes Dorf?», in Brugger Neujahrsblätter, 104, 1994, 31-44

Auteur(e): Felix Müller (Brugg) / BAP