23/08/2005 | communication | PDF | imprimer

Densbüren

Comm. AG, distr. d'Aarau, comprenant le village-rue de D. et le hameau d'Asp, sur d'anciennes routes accédant par le nord à la Staffelegg, col jurassien d'importance locale. Au XIVe s. Tensbuirron, 1426 Teinspuiren. 469 hab. en 1764, 666 en 1798, 1167 en 1850, 934 en 1900, 772 en 1950, 596 en 1980, 717 en 1990, 721 en 2000. Au bas Moyen-Age, D. faisait partie de la seigneurie d'Urgiz. Le château fort d'Urgiz, que tenait en 1277 un vassal de l'abbé de Murbach, fut détruit par un tremblement de terre en 1356. La seigneurie appartint à l'évêché de Strasbourg, puis aux Effinger et à Ulrich Rätz de Säckingen, jusqu'à ce que Berne l'acquière et l'unisse à celle de Schenkenberg (1502). Au spirituel, D. releva de Herznach, devint une filiale d'Elfingen à la Réforme (1528) et fut érigé en paroisse en 1642. L'église date de 1550-1560. Jusqu'au milieu du XIXe s., D. vécut de l'agriculture et des vignobles (le secteur primaire offrait encore 19% des emplois en 2000), accessoirement du trafic du col. Après la Deuxième Guerre mondiale, de nombreux navetteurs vinrent se fixer dans la commune (66% de la population active en 2000, travaillant surtout dans la région d'Aarau). Malgré les quartiers de villas, D. a conservé ses traits campagnards. Une nouvelle école fut construite en 1957 et la route de la Staffelegg aménagée en 1985. Au sud de la commune se trouve le foyer de formation populaire de Herzberg, fondé par Fritz Wartenweiler (aujourd'hui centre de formation et de rencontre).


Bibliographie
– H. Ammann, Der Bezirk Aarau, 1945, 96-99
Die Aargauer Gemeinden, 1990, 10-11
– L. Hüsser, «Urgiz», in Vom Jura zum Schwarzwald, 73, 2000, 47-55

Auteur(e): Alfred Lüthi / WW