• <b>Maurice Chappaz</b><br>L'écrivain (à gauche) en discussion avec le peintre Leo Andenmatten, lors d'un vernissage. Photographie   d'Oswald Ruppen,  vers 1960 (Médiathèque Valais, Martigny).

No 2

Chappaz, Maurice

naissance 21.12.1916 à Lausanne,décès 15.1.2009 à Martigny, cath., de Monthey. Fils d'Henri, avocat et notaire à Martigny, député au Grand Conseil valaisan, et d'Amélie Troillet. Neveu de Maurice Troillet. ∞ 1) S. Corinna Bille, 2) Michène Caussignac, veuve de l'écrivain Lorenzo Pestelli. Maturité classique au collège de Saint-Maurice; après quatre semestres d'études de droit à Lausanne, C. se consacre entièrement à l'écriture. A côté de son œuvre, il a travaillé comme gérant des vignes de son oncle à Fully et comme aide-géomètre au barrage de la Grande-Dixence. Il s'est engagé activement pour la sauvegarde de la nature, notamment contre le saccage du bois de Finges et d'autres sites par l'armée, contre le tourisme industriel dans de nombreux articles et dans Les maquereaux des cimes blanches (1976). Son premier texte, Un homme qui vivait couché sur un banc (1940), remarqué par Gustave Roud à qui l'a lié une longue amitié, est suivi de plusieurs recueils poétiques où alternent louange de la femme et de la nature (Les grandes journées de printemps, 1944; Verdures de la nuit, 1945), quête du passé perdu et de Dieu (Le Valais au gosier de grive, 1960; Office des morts, 1966; Evangile selon Judas, 2001). Avec Eric Genevay il a traduit les Idylles de Théocrite (1951) et les Géorgiques de Virgile (1954). Son attachement au Valais apparaît dans son livre le plus populaire, Portrait des Valaisans en légende et en vérité (1965), suite de croquis où se mêlent tendresse, ironie et critique, que prolonge sur le mode satirique Le match Valais-Judée (1968). C. nourrit sa recherche du sens par de lointains voyages, au Tibet (La tentation de l'Orient, 1970, échange de lettres avec Jean-Marc Lovay), en Chine, au Liban, au Spitzberg, aux Etats-Unis et au Canada (L'océan, 1993). Il rend un émouvant hommage aux figures qui ont marqué son existence (Le livre de C, 1986; Octobre 79, 1986; Le garçon qui croyait au paradis, 1989; La veillée des Vikings, 1990). C. reçut le grand prix Schiller en 1997.

<b>Maurice Chappaz</b><br>L'écrivain (à gauche) en discussion avec le peintre Leo Andenmatten, lors d'un vernissage. Photographie   d'Oswald Ruppen,  vers 1960 (Médiathèque Valais, Martigny).<BR/>
L'écrivain (à gauche) en discussion avec le peintre Leo Andenmatten, lors d'un vernissage. Photographie d'Oswald Ruppen, vers 1960 (Médiathèque Valais, Martigny).
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Oeuvres
Pages choisies et journal, 2 vol., 1988-1995 (avec bibliogr.)
Fonds d'archives
– Fonds, ALS
Bibliographie
– J. Darbellay, Maurice Chappaz à la trace, 1986
– «Maurice Chappaz», in Ecriture, 27, 1986
– Francillon, Littérature, 3, 123-139

Auteur(e): Françoise Fornerod