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Rueun

Ancienne commune GR, cercle de Ruis, district de la Surselva, ayant fusionné en 2014 avec Castrisch, Duvin, Ilanz, Ladir, Luven, Pigniu, Pitasch, Riein, Ruschein, Schnaus, Sevgein et Siat pour former la commune d'Ilanz/Glion. Dans le fond de la vallée du Rhin antérieur. 765 Ruane (selon une copie de document), 1289 Rvgans, jusqu'en 1943 Ruis (all.). 365 hab. en 1850, 371 en 1900, 495 en 1910, 501 en 1950, 460 en 2000. Trois haches en bronze ont été trouvées sur le territoire de R. Au haut Moyen Age, l'abbaye de Disentis avait des biens à R., où se trouvait aussi un grand domaine royal carolingien. Au Moyen Age, R. fit partie de la seigneurie de Jörgenberg, fut rattaché de 1473 à 1734 à la juridiction de Waltensburg, puis devint le centre de la juridiction (catholique) de R. L'église Saint-André, mentionnée en 831 comme sanctuaire royal privé, appartint par la suite au couvent de Pfäfers, puis fut incorporé à l'abbaye de Disentis en 1472. R. constitue une paroisse depuis 1476, desservie par des capucins de 1628 à 1644. Dès le bas Moyen Age, on exploita le minerai de fer dans le val Schmuer, sur l'alpage de Renasca et à Sul Rhein. Cinq mines sont mentionnées en 1588. L'activité s'intensifia au début du XVIIe et au XIXe s. pour cesser après la Première Guerre mondiale. R. forma un consortage avec Siat. Outre un petit nombre d'exploitations agricoles, la commune comptait à la fin du XXe s. de nombreuses entreprises artisanales et son secteur tertiaire était bien développé (tourisme doux à proximité des stations de sport d'hiver de la Surselva). Améliorations foncières (approuvées en 1998). En 2000, environ 80% de la population étaient de langue maternelle romanche.


Bibliographie
MAH GR, 4, 1942, 301-312
– J. et R.G. Tschuor, «Rueun: ier ed oz», in Radioscola, 34, 1987, 2-13
– P. Dermont, «Die Bergwerke der Gemeinde Rueun-Ruis bei Ilanz», in Bergknappe, 16, 1992, cah. 2, 2-7; cah. 3, 2-6
Cudischet da Rueun, 2006

Auteur(e): Adolf Collenberg / MBA