28/06/2005 | communication | PDF | imprimer

Castrisch

Comm. GR, cercle d'Ilanz, distr. de la Surselva. La route de Schluein à Safien passait autrefois le Rhin antérieur à C. 765 Castrices, jusqu'en 1943 Kästris. 469 hab. en 1850, 469 en 1900, 375 en 1930, 362 en 1950, 337 en 1990, 412 en 2000. Pierres à écuelles avec rainures dans le haut du village. Le nom vient d'une fortification (lat. castrum) sise à l'emplacement de l'église Saint-Georges. Durant le haut Moyen Age, C. faisait partie, sans doute avec Sevgein, de la paroisse mère de Sagogn. L'église Saint-Georges est mentionnée en 840 comme bien impérial avec droits de dîme à C. et à Sevgein, et comme paroissiale vers 1340. Ayant adopté la Réforme, C. se sépara de Sevgein en 1537. La ruine de Casti, à l'est du village, avec une chapelle dédiée à saint Michel, a dû être la résidence des nobles de C., mentionnés au XIIe s. (de Castrisis en 1137/1139), qui détenaient la collation de Saint-Georges. La seigneurie de C. appartint aux Belmont jusqu'en 1371, puis aux barons de Rhäzüns. En 1390, les Sax-Misox l'acquirent comme fief épiscopal. En 1483, ils la vendirent à l'évêché de Coire. La commune racheta les droits seigneuriaux en 1538. Au Moyen Age, le tribunal des hommes libres "externes" de Laax (ob dem Wald) se réunissait près de Sessafret (auj. Saissafratga ou Sassfau), là où se trouvait jadis le passage sur le Rhin. Selon la tradition, six moulins à grain fonctionnèrent jusqu'au XIXe s. le long d'un ruisseau à l'ouest de C. Les maisons à porte cochère au centre du village confirment l'importance qu'avait autrefois l'agriculture. La gare des Chemins de fer rhétiques fut ouverte en 1903. En 2000, 48,5% (76% en 1980) des habitants parlaient le romanche et 48,1% l'allemand. Les agriculteurs se consacrent avant tout à l'élevage et à l'exploitation des alpages (droits de pâture à Clavel, commune de Lumbrein). Accessoirement, ils cultivent quelques champs de maïs et des vergers dans la plaine du Rhin. C. abrite quelques entreprises. Dans les années 1970 et 1980, le droit de vote des femmes sur le plan communal fut refusé à quatre reprises.


Bibliographie
MAH GR, 4, 1942, 66-69
– O.P. Clavadetscher, W. Meyer, Das Burgenbuch von Graubünden, 1984, 81-82
Gem. GR

Auteur(e): Martin Bundi / TF