20/05/2008 | communication | PDF | imprimer

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Comm. GR, cercle d'Alvaschein, distr. de l'Albula, au sud-ouest de Tiefencastel, sur le flanc ouest de l'Oberhalbstein. 1001-1200 de Maune, 1281 Mans, all. Mons (nom officiel jusqu'en 1943). 155 hab. en 1850, 112 en 1900, 105 en 1950, 67 en 1990, 86 en 2000. La route du Julier et du Septimer passait par M. à l'époque romaine et jusque vers 1400. On a découvert au-dessus du village une forge romaine et une sépulture. Relevant de l'évêque de Coire jusqu'en 1559, M. fit ensuite partie de la haute juridiction de l'Oberhalbstein dans la Ligue de la Maison-Dieu et obtint en 1592 le droit d'avoir son sceau. L'église préromane Saints-Cosme-et-Damien, mentionnée en 841, appartint à l'abbaye de Pfäfers jusqu'en 1468. Ses fresques datent de 1400; des statues des saints patrons (XVe s.) ont été volées en 1977. Dès 1592, M. forma une paroisse avec Tiefencastel (desservie par Stierva depuis 1960). L'église baroque Saint-François, construite par les capucins en 1643-1648, abrite des fresques de Johann Rudolf Sturn, partiellement recouvertes en 1915, mais dégagées lors de la rénovation de 1975. La route pour Tiefencastel date de 1870. De tradition paysanne, M. comptait encore dix exploitations en 2001, ainsi qu'un atelier de réparation de machines agricoles; on y trouvait aussi une auberge et une quinzaine de maisons de vacances. La commune forme depuis 1972 un groupement scolaire avec Stierva et Salouf; elle n'abrite plus que l'école enfantine. Le dialecte de M. et Stierva a servi de modèle au surmiran, l'une des variantes écrites du romanche, langue maternelle de 85% de la population.


Bibliographie
MAH GR, 2, 1937, 280-290
– M. Bundi, Zur Besiedlungs- und Wirtschaftsgeschichte Graubündens im Mittelalter, 1982
Gem. GR

Auteur(e): Gion Peder Thöni / PM