12/07/2007 | communication | PDF | imprimer

Gommiswald

Comm. SG, région de See-Gaster. Le village s'appela Gauen jusqu'au XVIIIe s. Les deux noms de G. et de Gauen furent ensuite utilisés jusqu'à ce qu'un décret du gouvernement saint-gallois impose celui de G. en 1913. Située entre la plaine de la Linth et le Regelstein (530-1315 m), sur un terrain en pente ensoleillé, et dotée d'une vue panoramique, la commune comprend, outre le village de G./Gauen, les hameaux d'Attenbach, de Giegen, d'Ottenhofen, de Ramendingen, de Schubingen et d'Üetliburg. 1178 Göycheim (selon copie du XVIe s.), 1440 Göchams gewalt. 1092 hab. en 1850, 1010 en 1900, 1187 en 1950, 2637 en 2000.

Depuis le haut Moyen Age, le couvent de femmes de Schänis possédait les droits de dîme (rachetés en 1556) et, jusqu'à la suppression du couvent, en 1811, le droit de patronage. Partie de la paroisse principale de Benken, Gauen et la région de Gaster appartinrent par conséquent au diocèse de Coire jusqu'en 1823, tout en étant rattachés, avant 1200 déjà, au comté d'Uznach, dans le Toggenbourg, qui fut gouverné par Schwytz et Glaris de 1439 à 1798. En utilisant ensemble les pâturages et les forêts, les habitants des hameaux formèrent une communauté (Tagwen) qui créa en 1500 sa propre paroisse, construisit l'église paroissiale Saint-Jacques à Gauen et fit de ce village le centre de la commune. Une interprétation fantaisiste ("pierre de Regula") du toponyme Regelstein (au XIIIe s. Reglunstein), donna lieu à une légende qui fut à l'origine de l'édification, au bas Moyen Age, d'une chapelle Felix et Regula au sommet de la montagne, remplacée en 1676 par une construction nouvelle à Üetliburg. Sur l'éperon de la colline de Buchholz, à proximité du chemin de pèlerinage d'Einsiedeln, l'ecclésiastique Josef Helg fonda en 1761 le couvent de prémontrées du Mont-Sion (Berg Sion).

L'aménagement d'un chemin carrossable entre Kaltbrunn et Ricken (1785-1788) ainsi que la construction de la route d'Uznach (1830) améliorèrent l'accès au lieu. En 1803, G. et Ernetschwil furent réunies en une seule commune politique mais elles se séparèrent à nouveau en 1807. La fabrique d'ouate Kistler fut ouverte en 1932 à G., privée d'industrie jusque là. Elle occupait nonante travailleurs en 1979 et quarante en 2002. En 1956, G. créa avec ses voisines d'Ernetschwil et Rieden une communauté scolaire pour le niveau secondaire. Depuis 1960, le nombre d'habitants a doublé. G. s'est développée en une commune d'habitation et de détente. De nouvelles entreprises artisanales et les nombreuses résidences secondaires y ont accru le trafic pendulaire et dénaturé le paysage.


Bibliographie
– J. Widmer, Geschichte der Gemeinde Gommiswald, 1923
– L. Kilger, «Aus der Siedlungs- und Kulturgeschichte von Gommiswald», in Heimatkunde vom Linthgebiet, 1949, 1-6, 9-14
– U. Raible et al., Schützens- und erhaltenswertes Gommiswald, 1988

Auteur(e): Alois Stadler / FP