12/07/2007 | communication | PDF | imprimer | 

Goldingen

Comm. SG, région de See-Gaster, dans un paysage de collines fortement cloisonné et dans une situation très marginale. Petits hameaux, parfois mentionnés dès le Moyen Age: G. (jusque vers 1800 Thal), Echeltschwil, Hubertingen, Wolfertingen, Eglingen, Vordersagen (1266 Goldelingin, jusque vers 1700 Goldingen), Hintersagen (jusque vers 1800 Hintergoldingen), Gibel, Oberholz; nombreuses fermes isolées issues des défrichements du milieu et de la fin du Moyen Age. Env. 500 hab. en 1673, 1166 en 1831, 1053 en 1850, 885 en 1900, 1072 en 1950, 870 en 1980, 1045 en 2000. Faisant partie de la paroisse d'Uznach, G. n'avait pas de véritable centre. Les hameaux et fermes éparpillés constituaient le Tagwen (communauté) d'Oblinden, dans le comté d'Uznach qui relevait des comtes de Toggenbourg, puis de Schwytz et Glaris dès 1469. Le hameau de G. (auj. Vordersagen) était avant 1700 le plus important, avec de vastes communaux; on y trouvait une communauté d'usagers structurée, de même qu'à Echeltschwil, Gibel et Oberholz. En 1641, quelques paysans fondèrent au hameau de Thal une chapelle Saint-Nicolas, qui laissa place à une église paroissiale quand le Tagwen d'Oblinden se détacha de la paroisse d'Uznach (1679). Thal acquit ainsi un rôle de centre ecclésiastique et civil; il finit par prendre, au XVIIIe s., le nom de G., qui désigne aussi, depuis la révolution helvétique, la commune entière. L'abondance des alpages et pâturages favorisa dès le bas Moyen Age l'élevage et la production de beurre et de fromage. Un fort accroissement de la population, dû à une natalité très élevée, amena dès le XVIIIe s. un morcellement des domaines, source d'une paupérisation généralisée que l'on tenta de compenser par le tissage à domicile. A la fin du XIXe et au début du XXe s., beaucoup d'habitants quittèrent la commune, qui n'avait pas d'industrie, notamment pour l'Oberland zurichois; d'autres allaient travailler à Wald (ZH), Eschenbach ou Uznach. La conversion au tourisme, dès 1960, entraîna la construction des télésiège et téléskis d'Atzmännig, puis d'un parc de loisirs en 1990. Les conséquences en furent un développement démesuré du bâtiment, un fort afflux de touristes, un lourd accroissement du trafic routier qui exigea un aménagement des voies communales. La multiplication de nouveaux logements depuis 1980 a fait augmenter le nombre de travailleurs pendulaires.


Bibliographie
– J.F.F. Rüegg, Von Goldingen an den Zürichsee, 1943
– A. Stadler, Geschichte der Genossame Goldingen, 1982

Auteur(e): Alois Stadler / WW