25/10/2004 | communication | PDF | imprimer | 

Buchs (SG)

Comm. SG, distr. de Werdenberg. Devant l'ancien village s'étendent en direction du Rhin de nouveaux quartiers d'habitation et d'industrie, d'un caractère plus urbain. La commune inclut les gros hameaux de Räfis et Burgerau et l'habitat dispersé du Buchserberg. 765 de Pogio, 1213 Buchs. Marché, centre industriel, commercial et de services de la partie supérieure du Rheintal saint-gallois; gare frontière et nœud ferroviaire important de la ligne du Rheintal. Chef-lieu de district. 1781 hab. en 1831, 2015 en 1850, 3851 en 1900, 5204 en 1950, 10 399 en 2000.

On a trouvé des ossements néolithiques à Sonnenbüel. Les fréquentes inondations du Rhin et les crues occasionnelles du Tobelbach, destructrices, expliquent l'absence d'habitats antérieurs à la période romaine. De nombreux lieudits prouvent que B. fit partie de l'aire linguistique romane de la basse Rhétie avant que la langue alémanique ne s'imposât, entre le VIIIe et le XIIe s. Au Moyen Age, B. fit partie du patrimoine des comtes de Werdenberg, dont le pouvoir s'effondra définitivement après 1400. La seigneurie passa à la maison apparentée des Montfort-Tettnang, qui exerça sa souveraineté jusqu'en 1481. En 1517, Glaris acheta l'ancien comté de Werdenberg et eut donc B. parmi ses sujets. B. fut rattaché au canton de la Linth en 1798 et à celui de Saint-Gall en 1803.

Une église Saint-Georges est mentionnée au IXe s. L'église Saint-Martin fut construite avant 1484. Au XVIe s. on trouvait en outre les chapelles Saint-Wolfgang à B., Sainte-Catherine à Räfis et Saint-Jacques à Altendorf. L'ancienne paroisse de B. recouvrait en grande partie le territoire de la commune actuelle. En 1526, le bailli glaronais Jost Tschudi introduisit la Réforme à Werdenberg. L'église catholique érigée en 1896 fit place, en 1965, à un nouvel édifice; le nouveau temple protestant date de 1931-1932.

Avant la révolution industrielle, la plupart des habitants vivaient de l'agriculture (produits laitiers, fruits et légumes, alpages). Le terrier de la paroisse de B. offre, en 1484, un premier inventaire des biens fonciers. Vers 840 déjà un bac est mentionné entre B. et Schaan; un autre fut lancé au début du XVIIIe s. entre Burgerau et Mühleholz. En 1868 fut inauguré entre B. et Schaan un pont de bois, dont une crue du Rhin arracha la partie occidentale en 1927. Durant l'hiver 1928-1929, on construisit le premier pont routier moderne entre ces deux communes. La mise en service de la ligne Rheineck-Coire en 1858 valut à B. sa première gare. Le traité passé en 1870 entre l'Autriche-Hongrie et la Suisse permettra de raccorder B. aux réseaux ferrés de l'Est (Feldkirch-Innsbruck-Vienne). L'ouverture du chemin de fer de l'Arlberg (1884), l'agrandissement de la gare, l'accord douanier avec le Liechtenstein (1924), firent définitivement de B. la porte orientale de la Suisse. L'industrie de la broderie domina de 1880 jusqu'à la première décennie du XXe s. Grâce à sa situation dans le réseau des voies de communication, B. vit s'installer des entreprises de transports internationaux et des firmes industrielles ou commerciales de renom. Quelque 130 sociétés (spécialisées surtout dans la construction, le papier et la chimie) ont marqué l'économie de B. au XXe s. En 1985, environ 900 personnes s'occupaient directement ou indirectement du trafic des marchandises (CFF, poste, douanes, transports, import-export). Le secteur tertiaire offrait 3498 emplois en 1990. B. accueille depuis 1970 le Neu-Technikum, école inter-Etats d'ingénieurs, et depuis 1990 le nouveau centre régional de formation professionnelle pour l'artisanat et le commerce.


Bibliographie
– N. Senn, J. Eggenberger, Werdenberger Chronik, 1860-1862 (réimpr. 1983)
– V. Vincenz, Die romanischen Ortsnamen von Buchs und Sevelen, 1983
– J. Eggenberger et al., Buchser Urbar 1484, 1984
Werdenberger Jahrbuch, 1-, 1988-

Auteur(e): Valentin Vincenz / WW