06/03/2006 | communication | PDF | imprimer

Eichberg

Comm. SG, région de Rheintal. Habitat dispersé sur le flanc sud-est du Hirschberg regroupant le village d'E., Au, Hölzlisberg et une partie de Hinterforst, l'autre appartenant à Altstätten. 861 Hermentines (rom.), 1282 Aichilberch, 1290 Aitberge. 847 hab. en 1850, 873 en 1900, 766 en 1950, 719 en 1980, 1266 en 2000. Faisant partie du domaine d'Altstätten, E. fut une possession du couvent de Saint-Gall à partir du XIIIe s. La basse juridiction (bailliage), séparée d'Altstätten, fut donnée en fief à des ministériaux conventuels à la fin du Moyen Age. Un Amann von Aydberg est cité pour la première fois en 1491; le premier coutumier ainsi que les deux rhodes, à savoir Vorderlocher (entre Chapf et Hinterforst) et Hinterlocher (derrière Chapf) datent de 1521. E. appartenait à la paroisse d'Altstätten. A la Réforme, la majeure partie des habitants se convertit à la nouvelle foi. Ils construisirent un temple en 1712-1713 avec l'aide de la ville de Zurich, qui en détint le droit de collation de 1729 à 1803. Les protestants de Hinterforst furent intégrés dans la nouvelle paroisse en 1717. La construction de l'église Saint-Nicolas-de-Flue et la création de la paroisse catholique d'E.-Hinterforst datent de 1951. A la création du canton de Saint-Gall en 1803, E. fut attribué initialement à la commune d'Oberriet, mais devint rapidement autonome, intégrant les hameaux d'Unter-Chobelwies et de Hard. En 1833, le premier passe à Altstätten, l'autre à Oberriet. De nos jours encore, la sylviculture et l'élevage constituent l'essentiel du secteur primaire à E. La viticulture sur le Hochchapf remonte au XVIe s. Le vignoble pentu constitue aujourd'hui le plus grand aménagement en terrasses du canton de Saint-Gall, réalisé en 1983. La route communale fut construite en 1844. E. se trouvant à l'écart du réseau ferroviaire, la commune ne s'industrialisa qu'au cours du premier quart du XXe s. et la broderie à domicile diminua notablement durant la même période. Le développement économique et démographique stagna jusque dans les années 1970. La construction, notamment de maisons familiales, connut alors un vif essor, modifiant fortement la physionomie de l'agglomération dont divers bâtiments sont dignes d'être conservés.


Bibliographie
– W.R. Spira, Eichberg im Rheintal, 1986
– W. Ritter et al., Aufsätze zur Geschichte Eichbergs, 1991

Auteur(e): Johannes Vogel / AN