• <b>Glaréan</b><br>Représenté dans un dessin à la plume de  Hans Holbein le Jeune,   en marge d'une édition parue à Bâle en 1514 de l'<I>Eloge de la folie </I>(<I>Stultitiae Laus</I>) d'Erasme (Kunstmuseum Basel, Kupferstichkabinett, Inv. 1662.166). Le premier propriétaire de ce volume fut Oswald Myconius, auteur des notes marginales. Il avait chargé le jeune Holbein d'illustrer le livre. Non sans malice, l'artiste a représenté Glaréan dans la marge, face au texte d'Erasme évoquant les écrivains et les poètes.

No 1

Glaréan

naissance juin 1488 (Heinrich Loriti) à Mollis, décès 27/28.3.1563 à Fribourg-en-Brisgau, de Mollis. Fils d'un certain Loriti, paysan et conseiller à Glaris. ∞ 1) 1522 Ursula Offenburg (décès1539), fille d'Hermann, Junker bâlois, 2) 1541 Barbara Speyer, veuve du professeur bâlois Johannes Romanus Wonnecker. Après avoir reçu les bases de son éducation à Berne et Rottweil, G. étudia à Cologne dès 1507, obtint son baccalauréat en 1508 et sa maîtrise en 1510. Il se fixa en 1514 à Bâle, y ouvrit une pension pour étudiants et entretint des contacts féconds avec des imprimeurs célèbres (Johannes Froben et Heinrich Petri) et des savants (Erasme et Oswald Myconius). Pendant ce temps, il fit des séjours à Pavie (1515) et à Paris (1517-1522). L'arrivée de la Réforme, qu'il refusa catégoriquement, l'obligea à quitter la ville de Bâle et a déménager à Fribourg-en-Brisgau en 1529. Il enseigna la poésie, l'histoire et la géographie à l'université jusqu'à sa retraite pour raison d'âge en 1560.

G. fit ses débuts en écrivant des poèmes en latin humaniste. Son éloge de l'empereur Maximilien Ier lui valut d'être couronné poeta laureatus en 1512. Pendant sa période bâloise, il se tourna vers la science et acquit en des domaines très variés des compétences étendues. Il s'illustra comme éditeur et commentateur d'auteurs grecs et latins tels que Homère, Tacite et Tite-Live, mais aussi d'écrivains moins connus comme Justin et Eutrope. Dans son De geographia liber unus (1527), il se pencha sur les bases de la géographie mathématique et établit le premier la déclinaison magnétique de l'aiguille du compas; l'ouvrage fut employé jusqu'au XVIIe s. Son Epitome de sex arithmeticae practicae speciebus (apr. 1539), précis de mathématiques, fut fréquemment utilisé dans les universités. C'est néanmoins par ses recherches sur la musique qu'il acquit la réputation la plus durable. Préparée dans son Introductio Isagoge in musicen (1516) et réalisée dans son Dodecachordon (1547), sa définition de la gamme à douze tons, qu'il fonda sur des théories antiques, en fit un réformateur de la théorie musicale, tout comme ses efforts pour revitaliser le chant choral. G. resta étroitement lié à sa patrie: il publia une Helvetiae descriptio, qui figure parmi ses premières œuvres, entretint des liens d'amitié avec Aegidius Tschudi et, jusqu'en 1523, avec Ulrich Zwingli. Il correspondit aussi abondamment avec l'Europe savante. Ce maître hautement apprécié par ses contemporains est l'un des principaux humanistes de l'espace haut-rhénan.

<b>Glaréan</b><br>Représenté dans un dessin à la plume de  Hans Holbein le Jeune,   en marge d'une édition parue à Bâle en 1514 de l'<I>Eloge de la folie </I>(<I>Stultitiae Laus</I>) d'Erasme (Kunstmuseum Basel, Kupferstichkabinett, Inv. 1662.166).<BR/>Le premier propriétaire de ce volume fut Oswald Myconius, auteur des notes marginales. Il avait chargé le jeune Holbein d'illustrer le livre. Non sans malice, l'artiste a représenté Glaréan dans la marge, face au texte d'Erasme évoquant les écrivains et les poètes.<BR/>
Représenté dans un dessin à la plume de Hans Holbein le Jeune, en marge d'une édition parue à Bâle en 1514 de l'Eloge de la folie (Stultitiae Laus) d'Erasme (Kunstmuseum Basel, Kupferstichkabinett, Inv. 1662.166).
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Fonds d'archives
– Fonds, Bayerische Staatsbibliothek, Munich
Bibliographie
– H. Schreiber, Heinrich Loriti Glareanus, 1837 (avec liste des œuvres)
– E. Lichtenhahn, «"Ars perfecta" - zu Glareans Auffassung der Musikgeschichte», in Festschrift Arnold Geering zum 70. Geburtstag, éd. V. Ravizza, 1972, 129-138
Der Humanist Heinrich Loriti, genannt Glarean, 1488-1563, 1983
– A. Berchtold, Bâle et l'Europe, 1, 1990, 360-372
– H.-H. Mack, Humanistische Geisteshaltung und Bildungsbemühungen: am Beispiel von Heirich Loriti Glarean (1488-1563), 1992
– F.-D. Sauerborn, «"... atque suum familiarem nominarint"», in Zeitschrift des Breisgau-Geschichtsvereins "Schau-ins-Land", 120, 2001, 57-75

Auteur(e): Hans Ulrich Bächtold / WW