15/07/2005 | communication | PDF | imprimer | 

Clément VII

naissance 1342 (Robert de Genève) à Annecy, décès 16.9.1394 en Avignon. Fils d'Amédée III, comte de Genève, et de Mahaut de Boulogne. En 1350, membre de la "familia" de son oncle, le cardinal-évêque de Porto, Guy de Boulogne. Franciscain, C. fréquente la Sorbonne. Chancelier de l'Eglise d'Amiens, notaire apostolique (1360), familier du pape Innocent VI, il est nommé évêque de Thérouanne (1361), puis de Cambrai (1368), mais réside le plus souvent à la cour d'Avignon. Nommé cardinal du titre de la basilique des Douze Apôtres par Grégoire XI (1371), C. obtient de nombreux bénéfices dont les prieurés d'Etoy, de Payerne, de Douvaine (Haute-Savoie). En 1376, il est envoyé par Grégoire XI en Romagne et en Lombardie comme proconsul pour rétablir l'autorité pontificale. Présent à Rome dès mai 1377, il participe à l'élection du successeur de Grégoire XI, Urbain VI. La mise en cause de la légitimité de cette élection, puis l'abandon d'Urbain VI par la majorité des cardinaux, conduiront à l'élection de Robert de Genève comme second pape, le 20 septembre 1378: le Grand Schisme d'Occident est ainsi entamé. Robert de Genève choisit le nom de Clément VII et est couronné à Fondi le 31 octobre 1378. Urbain VI le déclare antipape. C. quitte l'Italie et fait son entrée solennelle en Avignon le 20 juin 1379. La France, la Savoie, les royaumes espagnols, l'Irlande, l'Ecosse se rallient rapidement à son parti. De nombreuses délégations et le recours à la force lui permettent d'acquérir le soutien du royaume de Naples et de la péninsule Ibérique. Reconnu par les évêques de Bâle, de Lausanne et de Genève (1378-1383). C. poursuit la politique bénéficiale de ses prédécesseurs en privilégiant ses familiers et les ressortissants de son pays, mais ses compatriotes ne forment qu'une minorité dans son entourage direct. En mars 1392, à la mort de son frère, Pierre de Genève, C. hérite du comté.


Bibliographie
DBI, 26, 222-237
– R.Ch. Logoz, Clément VII (Robert de Genève), 1974
Dict. hist. de la papauté, 1994, 372-378
– R. Delort, «Aux origines du Grand Schisme», in Des arch. à la mémoire, 1995, 53-79

Auteur(e): Véronique Mariani-Pasche