20/03/2006 | communication | PDF | imprimer

Eptingen

Comm. BL, distr. de Waldenburg, au pied du Belchen, dans une cuvette du haut de la vallée jurassienne du Diegtertal. 1145 Ebittingen. 378 hab. en 1774, 787 en 1850, 657 en 1900, 556 en 1950, 566 en 2000. Tombes du haut Moyen Age avec mobilier. Le château rupestre de la Riedfluh, construit dans la seconde moitié du XIe s. sur le versant sud du Ränggenberg, fut détruit par un incendie vers 1200. Au Moyen Age, on distinguait Ruch-E., à l'emplacement du village actuel et, 100 mètres plus haut, le village aujourd'hui disparu de Wild-E., au lieudit Höchstetten. Les seigneurs d'E. érigèrent deux châteaux forts (Schanz et Witwald). En 1487, la seigneurie fut vendue à la ville de Bâle. La paroisse d'E. embrassa la Réforme et fut intégrée en 1529 dans celle de Diegten-E. Connu pour ses eaux, décrites pour la première fois par Theodor Zwinger en 1693, Ruch-E. fut de 1700 à la Première Guerre mondiale une importante station de cure thermale. Depuis 1900, les sources sont exploitées pour l'eau de table. La passementerie s'implanta au XVIIIe s.; on comptait 15 métiers en 1754, 62 en 1856 et encore 42 en 1908. Une diligence assura la liaison avec la gare de Sissach dès 1860 environ, un car postal dès 1917. En 1963 commença le creusement du tunnel du Belchen, sur l'autoroute A2, dont d'importants ouvrages (ponts, remblais) empiètent sur le village. Comprenant une trentaine d'exploitations agricoles (six fermes d'élevage en 1681), la commune est encore largement agricole; les activités dominantes sont la production de fourrages et l'élevage, pratiqués jusqu'à une altitude de 900 m.


Bibliographie
– P. Stöcklin, «Zum Ortsnamen "Eptingen"», in BHB, 49, 1984, 457-465
– P. Degen et al., Die Grottenburg Riedfluh bei Eptingen, 1988
– P. Stöcklin, «Zu den Namen Ruch-Eptingen und Wild-Eptingen», in BHB, 57, 1992, 65-80

Auteur(e): Peter Stöcklin / TCH