No 16

Zimmermann, Johann Georg

naissance 8.12.1728 à Brugg, décès 7.10.1795 à Hanovre, prot., de Brugg. Fils de Johannes, surintendant des péages, et de Johanna Pache. ∞ 1) 1753 Susanna Katharina Steck, née Meley, 2) 1782 Luise Margarethe von Berger. Haute école de Berne, études de médecine à Göttingen (1747-1752). Médecin à Berne (1752-1754), puis médecin de la ville de Brugg (dès 1754). Membre du Conseil de ville (Conseil des Trente) et du Grand Conseil de Brugg (Conseil des Douze). Cofondateur de la Société helvétique (1761). Médecin personnel du roi d'Angleterre George III et conseiller aulique à Hanovre (dès 1768). C'est à Brugg, dont il fit la satire dans son Entwurf eines Catechismus für kleine Städte (1766), que Z. se mua en essayiste d'envergure européenne. Il y rédigea une biographie d'Albert de Haller, son professeur à Göttingen (1755), ainsi que La solitude considérée relativement à l'esprit et au cœur (1756, éd. augmentée en 4 vol., 1784-1785; trad. franç. 1788), De l'orgueil national (1758, trad. franç. 1769) et Traité de l'expérience en général, et en particulier dans l'art de guérir (2 vol., 1763-1764, trad. franç. 1774), souvent réédités et traduits en plusieurs langues. En 1755-1756, il participa à la discussion sur le tremblement de terre de Lisbonne. Praticien très sollicité, appelé en 1786 auprès du roi Frédéric II mourant, Z. exerça une médecine tenant compte des émotions et leur influence sur la maladie. Ses publications sur le roi de Prusse l'entraînèrent dans une polémique notamment avec le baron Adolph von Knigge, qu'il accusa de sympathiser avec la Révolution française. Membre de plusieurs académies européennes, Z. entretint une vaste correspondance avec des personnalités des Lumières.


Oeuvres
– A. Langenbacher, éd., Mit Skalpell und Federkiel - ein Lesebuch, 1995 (avec bibliogr.)
Fonds d'archives
– Fonds, AV Hanovre, BBB, Niedersächsische Landesbibliothek Hannover, StAAG, ZBZ
Bibliographie
– H.-P. Schramm, éd., Johann Georg Zimmermann, 1998 (avec bibliogr.)
– M.L. Gurtner, Die Temperamente und die Leidenschaften als Krankheitsursachen, [1998, avec bibliogr.]
– P. Meier, «Armer Zimmermann, wer wird dich verstehen?», in Brugger Neujahrsblätter, 113, 2003, 53-71

Auteur(e): Rätus Luck / EVU