• <b>Adolf Wölfli</b><br>Affiche touristique pour la ville de Berne avec une œuvre de l'artiste (Museum für Gestaltung Zürich, Plakatsammlung, Zürcher Hochschule der Künste). Dans les années 1980, l'office du tourisme utilisa les œuvres d'artistes bernois pour une série d'affiches destinées à promouvoir la ville de Berne. Ici, le dessin choisi (<I>Stadt-Plan Bern: Nidek-Brük</I>), réalisé en 1916, est une œuvre de Wölfli qui présente sa vision personnelle de la ville fédérale.

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Wölfli, Adolf

naissance 29.2.1864 à Höchstetten, décès 30.11.1930 à la clinique de la Waldau (comm. Berne), prot., de Schangnau. Fils de Jakob, tailleur de pierre, et d'Anna Feuz, blanchisseuse. Célibataire. Avec sa mère renvoyée dans sa commune d'origine pour indigence, W. arriva à Schangnau en 1872, puis, après la mort de celle-ci en 1873, fut placé dans différentes familles d'accueil. A la fin de l'école primaire, il travailla comme valet de ferme et manœuvre (1880-1890). Après deux tentatives de viol sur des mineures, il fut condamné en 1890 à deux ans d'emprisonnement, qu'il passa à la prison de Saint-Jean (comm. Gals). En 1895, après une récidive, il fut interné à la clinique psychiatrique de la Waldau. A son entrée, il rédigea un premier récit de sa vie à la demande des médecins. Il commença à dessiner, écrire et composer de la musique en 1899. Ses premières œuvres conservées datent de 1904. De nombreuses autres suivirent: Von der Wiege bis zum Graab ("Du berceau au tombeau", 1908-1912, impr. en 1985), Geographische und Allgebräische Hefte ("Cahiers géographiques et algébriques", 1912-1916, impr. en 1991), Hefte mit Liedern und Tänzen ("Cahiers avec chants et danses", 1917-1922), Allbumm-Hefte mit Tänzen und Märschen ("Cahiers-album avec danses et marches", 1924-1928) et Trauer-Marsch ("Marche funèbre", 1928-1930). Dans ces écrits, W. s'inventa une autre enfance et un monde glorieux à venir, celui de la Sankt Adolf-Riesen-Schöpfung ("Création géante de saint Adolf"). Parallèlement à cet ensemble de 25 000 pages, accompagné de dessins, collages et compositions musicales, il réalisa des dessins qu'il commença à vendre à des collectionneurs. Après la publication en 1921 de la monographie du psychiatre Walter Morgenthaler intitulée Ein Geisteskranker als Künstler ("Un malade mental considéré comme un artiste"), lue notamment par Rainer Maria Rilke et Lou Andreas-Salomé et présentée dans un article de la NZZ, l'intérêt pour son œuvre ne cessa de croître. W. fut reconnu par la suite comme un représentant important de l'Art brut (nombreuses expositions posthumes). La Fondation Adolf Wölfli fut créée à Berne en 1975.

<b>Adolf Wölfli</b><br>Affiche touristique pour la ville de Berne avec une œuvre de l'artiste (Museum für Gestaltung Zürich, Plakatsammlung, Zürcher Hochschule der Künste).<BR/>Dans les années 1980, l'office du tourisme utilisa les œuvres d'artistes bernois pour une série d'affiches destinées à promouvoir la ville de Berne. Ici, le dessin choisi (<I>Stadt-Plan Bern: Nidek-Brük</I>), réalisé en 1916, est une œuvre de Wölfli qui présente sa vision personnelle de la ville fédérale.<BR/>
Affiche touristique pour la ville de Berne avec une œuvre de l'artiste (Museum für Gestaltung Zürich, Plakatsammlung, Zürcher Hochschule der Künste).
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Fonds d'archives
– Fonds, Fondation Adolf Wölfli, Musée des beaux-arts, Berne
Bibliographie
Adolf Wölfli: Schreiber, Dichter, Zeichner, Componist, 1996

Auteur(e): Daniel Baumann / MBA