11/12/2008 | communication | PDF | imprimer

Läufelfingen

L'édition imprimée de cet article comporte une image. Commandez le DHS chez notre éditeur.

Comm. BL, distr. de Sissach. Village dans la plus haute cuvette de la vallée du Homburgerbach, sur la route du Bas-Hauenstein. 1226 Leinvolvingen, 1481 Leiffeldingen. 246 hab. en 1680, 344 en 1798, 522 en 1837, 704 en 1850, 889 en 1900, 1093 en 1950, 1243 en 1970, 1251 en 2000. La colline de l'église fut colonisée au Ier s. apr. J.-C. Depuis le haut Moyen Age, le noyau du village est situé dans la plaine. Le village appartint d'abord aux Frobourg, puis aux Neu-Homburg (vers 1245) et à l'évêque de Bâle (1305). Il passa en 1400 sous domination bâloise en même temps que les seigneuries de Homburg et de Liestal. De 1400 à 1798, les baillis bâlois de Homburg résidèrent au château de Neu-Homberg, situé au nord du village. L'église Saints-Pierre-et-Paul, en retrait sur le flanc oriental de la vallée, date probablement du Xe-XIe s. Ce lieu de culte privé des Frobourg, attestés à L. dès 1050, était ouvert aux gens du village et à ceux du hameau de Wisen (SO). Sa reconstruction en style gothique tardif remonte à 1485; celle de la cure, détruite par un incendie en 1445, fut achevée en 1491. Lors de la Réforme (1529-1530), le mouvement anabaptiste entra en conflit avec les premiers pasteurs du village. En raison de ces troubles, Wisen se sépara de L. en 1538 et se rattacha à la paroisse catholique de Trimbach. Les activités liées au trafic routier (roulage) se développèrent dès le Moyen Age. L'amélioration de la route du col (1827-1830) entraîna un nouvel essor économique, de même que le percement du tunnel du Hauenstein (1853-1857), à l'époque le plus long tunnel ferroviaire d'Europe. Lors des travaux, soixante-trois ouvriers trouvèrent la mort en 1857. Mais depuis l'ouverture du tunnel de base du Hauenstein en 1916, L. n'est plus sur la ligne principale. L'agriculture et une petite production de passementerie prédominèrent jusqu'à la fin du XIXe s.; le développement industriel offrit de nouveaux emplois, notamment avec une plâtrerie (1893), une fabrique de cigares (1900), une usine horlogère (1906), une sucrerie (1911) et une fabrique d'articles en ciment (1919). Après la Deuxième Guerre mondiale, l'économie locale déclina et L. devint un village résidentiel.


Bibliographie
– K. Gauss, Aus der Geschichte Läufelfingens, 1908 (UBB)
MAH BL, 3, 1986, 118-138
– M. Meier, Die Industrialisierung im Kanton Basel-Landschaft, 1997
Basellandschaftliche Zeitung, 21.8.2002

Auteur(e): Antonia Schmidlin / DRO