13/01/2011 | communication | PDF | imprimer

Pfeffingen (commune)

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Comm. BL, distr. d'Arlesheim, née d'un village aligné le long d'un cours d'eau sur la terrasse formée par un contrefort oriental de la chaîne du Blauen, sur le col autrefois important du Platten. 1156 Fefingen. 47 maisons en 1771, 250 hab. en 1820, 270 en 1850, 347 en 1900, 429 en 1950, 2027 en 2000. Les nombreuses trouvailles du Paléolithique, du Néolithique, de l'âge du Bronze et de la civilisation de la céramique cordée dans la caverne de Schalberg indiquent une colonisation précoce, surtout vers Chlus. Au Moyen Age, plusieurs châteaux forts se dressaient dans les alentours: celui de Schalberg, propriété allodiale élevée par les Schalern vers le milieu du XIIIe s., comme probablement celui d'Engenstein à la même époque; celui de Münchsberg, construit par les Münch, également vers le milieu du XIIIe s., et enfin celui de P. Le village, ravagé plusieurs fois, faisait partie de la seigneurie de P., donnée vers l'an 1000 par l'empereur Henri II au chapitre de Bâle et cédée au millieu du XIIe s. aux comtes de Thierstein-P. comme fief épiscopal. Après leur extinction en 1519, seigneurie et château passèrent en 1522 à l'évêque de Bâle. Un bailli administra dès lors sur place la seigneurie, à laquelle étaient rattachés les villages de P., Aesch, Duggingen et Grellingen, la haute justice sur Therwil et la haute justice à P. et à Reinach. Le bailli avait le monopole du sel dans le bailliage. Le village perdit de son importance lorsque le siège baillival fut transféré à Aesch en 1702 en raison de la vétusté du château.

P. était le centre religieux du Birseck et la collation appartenait à l'évêque de Bâle; la paroisse englobait Aesch (jusqu'en 1803), Duggingen et Grellingen (jusqu'en 1841/1842), Himmelried, Nenzlingen et Reinach (jusqu'en 1511). L'église Saint-Martin, mentionnée en 1322, remonte à des constructions des VIIe-VIIIe et XIIe s. L'édifice actuel fut commencé avant 1343, transformé au XVIIe s. et restauré entre 1949 et 1954. Bien que P. n'ait pas été combourgeois de Bâle, il adopta la nouvelle foi en 1527, mais fut ramené au catholicisme en 1588 par l'évêque, après l'échec d'une première tentative en 1582.

Après la disparition de la principauté épiscopale (1792) et l'effondrement de l'éphémère République rauracienne, P. fut rattaché à la France, au département du Mont-Terrible (1793-1800) puis à celui du Haut-Rhin (1800-1815). La seigneurie fut divisée en 1815: Aesch et P. furent attribués au canton de Bâle et, après la division de 1832, à Bâle-Campagne; Duggingen et Grellingen au canton de Berne (à Bâle-Campagne depuis 1994). Au XXe s., les questions d'infrastructures furent réglées en général avec Aesch: école secondaire du cercle (Aesch-P., 1919), établissement médico-social (Aesch-P., 1967), approvisionnement en eau (Aesch-Dornach-P., 1978), ligne d'autobus avec Aesch et Dornach (1986). P. resta longtemps un village d'agriculteurs et de vignerons. La coopérative laitière fut fermée en 1964; les anciennes stations d'essais et entreprises modèles de la chimie bâloise étaient parmi les rares exploitations agricoles encore en activité à la fin du XXe s. Grâce à sa position favorable sur les pentes du Blauen et à son bon réseau de communications, P. a connu depuis 1960 une forte croissance démographique et une intense activité de construction (plan de zone du quartier Bergmattweg en 1964) sur d'anciennes zones viticoles.


Bibliographie
– A. Müller, Beiträge zur Geschichte der Kirchgemeinde Pfeffingen, 1971
– G. Lüscher, «Pfeffingen BL: Schalberg», in ArS, 10, 1987, 26-27
– R. Gilliéron, Heimatkunde von Pfeffingen, 1989

Auteur(e): Brigitta Strub / FP