• <b>Sion (diocèse)</b><br>Vitrail représentant saint Théodule, premier évêque du Valais au IV<SUP>e</SUP> siècle, daté 1496 (Musée d'histoire du Valais, Sion, MV293_1) © Musée d’histoire du Valais, Sion; photographie Michel Martinez. Le saint évêque porte la crosse épiscopale et le glaive, symbole du pouvoir temporel qui, selon la légende, lui aurait été confié par Charlemagne dans une mythique charte appelée la Caroline. La légende date du XII<SUP>e</SUP> siècle et le culte de Théodule sera particulièrement entretenu à la fin du XV<SUP>e</SUP> siècle (nombreuses fresques, sculptures et monnaies le représentant).

Sion (diocèse)

Diocèse dont l'appartenance aux provinces ecclésiastiques de Milan (IVe s.) et Vienne (Ve/VIe s.) n'est pas certaine; depuis 794/811 peut-être, mais assurément au plus tard dès 1138, l'évêque de S. était suffragant de l'archevêque de Tarentaise. En 1513, le pape Léon X détacha le diocèse de S. de la Tarentaise pour le subordonner directement au Saint-Siège. Le saint patron est Théodule (double fête, 16 août et 14 septembre). S. se constitua à partir du diocèse antique d'Octodurus, dans lequel étaient inclus des territoires qui allaient plus tard relever du diocèse de Lausanne. Le siège épiscopal fut d'abord établi au Forum Claudii Vallensium (l'actuel Martigny), appelé aussi Octodurus d'après l'ancien bourg gaulois voisin. Le premier évêque connu d'Octodurus est Théodore (saint Théodule), mentionné en 381 et 393. Le siège épiscopal fut transféré à S. entre 565 et 585, probablement à cause des invasions lombardes de 573/574 ou des rivalités permanentes avec l'abbaye de Saint-Maurice, fondée en 515. Les relations entre le diocèse et l'abbaye furent plus étroites par la suite; Saint-Maurice était le lieu de sépulture des évêques et, du VIIIe au XIIe s., plusieurs d'entre eux revêtirent simultanément, en union personnelle, la dignité d'abbé, et réciproquement. La première résidence épiscopale se trouvait vraisemblablement dans la partie ancienne de la cité (Sitta), sous le château de la colline de Valère. Après la construction de la cathédrale romane au XIe s., l'évêque s'établit dans la basse ville; il s'installa en 1373 au château de la Majorie, puis dans le palais bâti en 1839-1840 près de la cathédrale.

<b>Sion (diocèse)</b><br>Vitrail représentant saint Théodule, premier évêque du Valais au IV<SUP>e</SUP> siècle, daté 1496 (Musée d'histoire du Valais, Sion, MV293_1) © Musée d’histoire du Valais, Sion; photographie Michel Martinez.<BR/>Le saint évêque porte la crosse épiscopale et le glaive, symbole du pouvoir temporel qui, selon la légende, lui aurait été confié par Charlemagne dans une mythique charte appelée la Caroline. La légende date du XII<SUP>e</SUP> siècle et le culte de Théodule sera particulièrement entretenu à la fin du XV<SUP>e</SUP> siècle (nombreuses fresques, sculptures et monnaies le représentant).<BR/>
Vitrail représentant saint Théodule, premier évêque du Valais au IVe siècle, daté 1496 (Musée d'histoire du Valais, Sion, MV293_1) © Musée d’histoire du Valais, Sion; photographie Michel Martinez.
(...)

1 - Le Moyen Age

1.1 - Histoire politique

Le territoire du diocèse fut attribué en 843 à Lothaire Ier, en 870 au royaume d'Italie, en 875 à Charles le Chauve, et en 888 au second royaume de Bourgogne. En sa qualité d'archichancelier du roi Rodolphe Ier, l'évêque Walterius entretenait des relations étroites avec la cour. En 999, par le don du comté du Valais à l'évêque Hugues, Rodolphe III fonda la principauté épiscopale de Sion, qui devint évêché d'Empire en 1032. Lors de la querelle des Investitures, l'évêque Ermenfroi passa au parti impérial et se mit dès 1082 au service d'Henri IV en tant que chancelier de Bourgogne. Dans la lutte entre l'empereur et le pape, l'évêque Louis se rangea du côté de l'empereur Frédéric Ier, tandis que son successeur, Amédée de la Tour, offrit son appui au pape Alexandre III. Face aux ambitions croissantes des comtes de Savoie, qui, en 1224, obtinrent l'investiture et l'avouerie, le Saint Empire perdit son influence sur S. et, jusqu'en 1475, la politique épiscopale fut dictée par les rapports avec la Savoie.

Aux XIIe et XIIIe s., le diocèse de S. entretint de bonnes relations avec ses voisins de Lausanne et d'Aoste, dans lesquels il était possessionné et d'où étaient originaires quelques-uns de ses évêques. L'évêque Guérin s'efforça de régler le différend avec l'abbaye de Saint-Maurice à propos de possessions contestées et obtint entre 1138 et 1148 la restitution à l'évêché des domaines de Loèche et de Naters. Au XIIIe s., Henri de Rarogne s'opposa à la politique d'expansion de la Savoie. Après les épiscopats de Rodolphe de Valpelline et de Pierre d'Oron (1271-1287), période de paix relative, l'évêque Boniface de Challant (1289-1308) assainit les finances. La phase de paix et de prospérité économique de la première moitié du XIVe s. se termina avec la guerre que Guichard Tavel, partisan de la Savoie, engagea contre les dizains, et à laquelle il ne fut mis fin qu'en 1392, par un traité. Ce conflit fut débordé par le Grand Schisme (1378-1417); en 1386, le chapitre se scinda en deux partis, l'un favorable à Clément VII (chanoines pro-Savoie), l'autre à Urbain VI (chanoines du Haut-Valais et du Piémont), avec de multiples changements d'allégeance jusqu'au concile de Constance (1414-1418).

Auteur(e): Gregor Zehnhäusern / LA

1.2 - Territoire, organisation et institutions

Le diocèse s'étendait au Moyen Age de la source du Rhône au Léman. La frontière passait à l'ouest par l'Eau-Froide, près de Villeneuve (VD), et la rive sud du lac jusqu'à la Morge de Saint-Gingolph, au nord par les Alpes bernoises et au sud également par les Alpes. La principauté épiscopale de S. ou évêché n'allait vers l'ouest que jusqu'au Trient, en aval de Martigny.

Le territoire diocésain compta quatre paroisses jusqu'en 585, sept vers 750, 22 au Xe s., 56 à la fin du XIIe s.; les listes de la dîme pontificale de 1364, 1376, 1428 et 1444 en mentionnent 66. A partir du XIIe s., une ligne passant par la Sionne divisait le diocèse en deux décanats, l'un du haut (alémanique) et l'autre du bas (romand), dirigés le premier par le doyen de Sion, le second par celui de Valère.

Parmi les fondations monastiques du premier millénaire, dont certaines n'eurent qu'une brève existence, ne subsistèrent que Saint-Maurice (515) et Bourg-Saint-Pierre (av. 812/820). Au XIIe s., les bénédictins avaient quatre maisons dans le diocèse (Ayent, Granges, Port-Valais et Saint-Pierre-de-Clages); les hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem étaient établis au XIIIe s. à Salgesch et les chartreux au XIVe s. à Géronde, où leur maison fut reprise par des carmes au siècle suivant. Les ordres mendiants n'étaient pas présents. La règle de saint Augustin fut observée dès le XIIe s. à Saint-Maurice, ainsi qu'au prieuré du Grand-Saint-Bernard, principalement voué à l'assistance spirituelle et à l'accueil des pèlerins (avec ses dépendances de Bourg-Saint-Pierre, Lens et Martigny), aux XIIIe-XIVe s. dans les prieurés que l'abbaye d'Abondance avait fondés à des fins pastorales (Géronde, Kippel, Niedergesteln et Val-d'Illiez) et dans trois communautés de religieuses à Ernen, Fiesch et Loèche. Le diocèse compta vingt et un ermitages, dont l'existence se concentre principalement dans la première moitié du XIVe s.

Une lettre adressée par un moine de Saint-Gall, Notker l'Allemand, à l'évêque Hugues atteste l'existence d'une école épiscopale en 1019/1020 et les efforts voués à la formation des clercs. La législation synodale se mit en place de manière régulière sous l'épiscopat de Landri de Mont vers 1219. Les évêques prirent part dès 1168 à la rédaction des statuts capitulaires. Le chapitre est mentionné pour la première fois en 1043; dès le XIIIe s. au plus tard, il élisait les évêques (première capitulation électorale de 1273) et les aidait dans leurs tâches administratives. La chancellerie apparaît dans les documents au XIe s. A la fin du XIIe s., la fonction de chancelier était revêtue par le sacristain de la cathédrale, de 1207/1208 à 1285 par le chantre, puis par un fonctionnaire du chapitre. L'officialité et le vicariat général apparurent relativement tard, en 1271 et 1326 respectivement. Le Liber Ordinarius officii Sedunensis fut rédigé peu après 1250 pour consigner les usages liturgiques.

Les évêques de Sion
EpiscopatEvêqueEpiscopatEvêque
  1338-1342Philippe de Chambarlhac
évêques d'Octodurus (IVe s. -565)1342-1375Guichard Tavel
381-393Théodule (Théodore)1375-1386Edouard de Savoie
vers 450Salvius  
vers 490Prothaisobédience avignonnaise
515-517Constantius1386Guillaume de La Baume-Saint-Amourb
541-549Rufus1387Robert Chambrierb
565Agricola1387-1398Humbert de Billens
  1398-1404Aymon Séchala
diocèse de Sion ( dès 585)1404-1417Jacques (Antoine?) de Challant (?)a
585Héliodore  
602/603Rusticus (?) obédience romaine
613-614Leudemond1387-1388Gerardus (Girard Tavel?)
apr. 614?Dracoald1389-1391Henri de Blanchis de Vellate
647/653Prothais1391-1402Guillaume Ier de Rarogne
673/690Amatus1402-1417/1418Guillaume II de Rarogne
762-765Willicaire1418-1437André dei Benzie
786/788?-796/798?Altheus1437-1451Guillaume III de Rarogne
Ier quart du IXe s.Adalongus1451-1454Guillaume-Hugues d'Estaing
825-857?Heyminus1454-1457Henri Asperlind
877-899/910Waltherius1457-1482Walter Supersaxo
932Asmundus1482-1496Jost de Silenen
 Vulfinus1496-1499Nicolas Schinerc
vers 940Manfredus (?)1499-1522Mathieu Schiner
Xe s.Vultcherius1522-1529Philippe de Plateab
983-985 (984?)Amizo1529-1548Adrien Ier de Riedmatten
993/994-1018/1020Hugues1548-1565Jean Jordan
XIe s.Eberhardus1565-1604Hildebrand de Riedmatten
1034-1053Aimo1604-1613Adrien II de Riedmatten
1054/1055-1087/1092Ermenfroi1613-1638Hildebrand Jost
av. 1092Gausbertus1638-1640Barthélemy Supersaxob
1107-1116Vilencus1640-1646Adrien III de Riedmatten
1135-1138Boson1646-1672Adrien IV de Riedmatten
1138-1150Guérin1672-1701Adrien V de Riedmatten
1150-vers 1162Louis1701-1734François- Joseph Supersaxo
1162-1168Amédée de la Tour1734-1752Jean-Joseph-Arnold Blatter
1176-1177Guillaume de Blonayb1752-1760Johann Hildebrand Roten
1179-1181/1184Conon1760-1780François-Frédéric Ambühl
1184-1196Guillaume1780-1790François Joseph Melchior Zen Ruffinen
1196-1203Nantelme d'Ecublens1790-1807Joseph-Antoine Blatter
1203-1205Guillaume de Saillon1807-1817Joseph- François-Xavier de Preux
1206-1236Landri de Mont1817-1829Augustin Sulpice Zen Ruffinen
1237-1243Boson de Granges1830-1843Maurice Fabien Roten
1243-1271Henri (Ier) de Rarogne1843-1875Pierre-Joseph de Preux
1271-1273Rodolphe de Valpelline18 175-1901Adrien Jardinier
1273-1274Henri (II) de Rarogneb1901-1918Jules-Maurice Abbet
1274-1287Pierre d'Oron1919-1952Viktor Bieler
1289-1308Boniface de Challant1952-1977Nestor Adam
1308-1323Aymon de Châtillon1977-1995Henri Schwery
1323-1338Aymon de la Tour1995-Norbert Brunner

a administrateur

b élu

c 1496-1497 vicaire apostolique

d 1451-1454 élu

e 1418-1431 administrateur

Sources:HS

Auteur(e): Gregor Zehnhäusern / LA

2 - Epoque moderne

2.1 - Histoire politique

Au début du XVIe s., le diocèse connut d'abord l'administration exemplaire de l'évêque Mathieu Schiner qui se trouva ensuite isolé sur le plan de la politique intérieure et que sa fonction de cardinal impliqué dans la politique européenne éloignait souvent de sa patrie. Il laissa un diocèse divisé. Sur la question de la Réforme, qui avait des adeptes parmi les élites et le peuple, les évêques furent indécis. C'est en 1604 seulement que la Diète convoquée par l'évêque Hildebrand de Riedmatten résolut d'expulser les réformés; les dernières familles protestantes quittèrent le Valais vers 1650. Au début du XVIIe s., les évêques Adrien II de Riedmatten et Hildebrand Jost s'efforcèrent de faire appliquer la réforme tridentine. Avec l'appui du nonce, ils firent venir de Lucerne des prêtres, des capucins et des jésuites effectuèrent des visites pastorales, réformèrent la liturgie et le clergé (synode diocésain de 1626 et statuts de 1635) et envoyèrent les prêtres se former à Milan et à Vienne. Le projet de création d'un séminaire ne se réalisa qu'en 1748 à Géronde. Les évêques intensifièrent leurs visites à la fin du XVIIIe s. L'incendie de la ville, en 1788, détruisit les archives diocésaines et la résidence épiscopale au château de la Majorie.

Après les soulèvements du Bas-Valais en 1790 et 1798, liés aux révolutions française et helvétique, la résistance opposée par les dizains du Haut-Valais entraîna l'occupation du diocèse par les troupes françaises en 1799. L'évêque Joseph-Antoine Blatter dut se réfugier quelque temps à Novare. Avant son départ, sous le régime de la République helvétique, dont le Valais fit partie de 1798 à 1802, il avait approuvé la réduction de moitié du nombre des jours de fêtes religieuses et invité le clergé à prêter serment à la constitution, laquelle ne fut appliquée qu'avec réticence.

Auteur(e): Gregor Zehnhäusern / LA

2.2 - Territoire, organes et institutions

L'annexion du Bas-Valais (jusqu'à Saint-Maurice) en 1475, de Monthey et d'Evian en 1536 fit coïncider à peu près les limites du diocèse et celles de l'évêché. Du XVIe au XVIIIe s., les anciennes grandes paroisses médiévales furent démembrées au profit d'unités territoriales moins étendues. Cette multiplication des paroisses s'accompagna d'une intense activité de construction soutenue par la piété baroque, surtout autour de 1700. Malgré la perte des territoires vaudois passés à la Réforme, le diocèse comptait 67 paroisses en 1600, 78 en 1700 et 97 en 1798. A la fin du XVIe s., il fut réorganisé en dix décanats.

La plupart des couvents médiévaux disparurent aux XVIe et XVIIe s. La réforme catholique apporta un certain renouveau des ordres religieux dans le diocèse; des capucins s'établirent à Saint-Maurice en 1611, des bernardines à Collombey en 1629, des ursulines, vouées à l'instruction des jeunes filles, à Brigue en 1661, enfin des jésuites, qui fondèrent un collège en 1662 à Brigue (tenu jusqu'en 1774) et en 1734 à Sion.

Les évêques de cette époque étaient presque tous issus de l'élite locale, par exemple des familles de Riedmatten ou Supersaxo. Originaires de la partie alémanique du diocèse, ils reflétaient, avec la représentation notoirement insuffisante du clergé romand au chapitre et dans les fonctions curiales, le rapport des forces politiques qui régnait jusqu'en 1798.

Auteur(e): Gregor Zehnäusern / LA

3 - Les XIXe et XXe siècles

3.1 - Histoire politique

L'annexion du Valais à la France comme république satellite (1802-1810), puis en tant que département du Simplon (1810-1813), et l'adhésion à la Confédération (1815) n'affectèrent pas le diocèse de S. La Constitution de 1802 déclara la confession catholique religion d'Etat de la République du Valais et garantit à l'évêque un siège et une voix à la Diète. L'affrontement entre les conceptions libérale-radicale et catholique conservatrice, de 1830 à 1857, atteignit son point culminant après la défaite du Sonderbund (auquel l'évêque avait apporté son soutien) dans la Constitution cantonale radicale de 1848. Celle-ci abolit les privilèges du clergé et permit la sécularisation des biens ecclésiastiques en 1848 (révoquée par le Grand Conseil en 1859). Normalisées sous le régime conservateur au pouvoir dès 1857, les relations entre l'Eglise et l'Etat furent réglées par un concordat en 1879. Le chapitre cathédral (1919), puis le Grand Conseil valaisan (1929) renoncèrent au droit d'élire l'évêque. La Constitution cantonale de 1973 reconnut l'Eglise catholique romaine et l'Eglise réformée comme institutions de droit public, mais le projet initial visant à créer des communes ecclésiastiques ne put finalement pas être mis en œuvre. Le mode de financement des frais de culte fut inscrit dans la constitution en 1989 et réglé par la loi depuis 1991 et 1993.

Auteur(e): Gregor Zehnhäusern / LA

3.2 - Territoire, organes et institutions

Les limites actuelles du diocèse remontent à 1822, moment où lui fut attribuée la paroisse de Gondo, qui relevait jusqu'alors de celui de Novare. La croissance démographique entraîna une augmentation du nombre de paroisses, de 126 au XIXe s. à 162 au XXe s. Le nombre de décanats fut porté à onze en 1839 (Vex) et à douze en 1979 (Aigle). La cure d'âmes est confiée aux prêtres diocésains, formés dès 1817 au séminaire de Sion, puis à partir de 1970 à l'université de Fribourg (bâtiment du séminaire à Givisiez depuis 1986). La décision de l'évêque Henri Schwery, en 1980, de regrouper plusieurs décanats en secteurs pastoraux s'explique par un contexte de pénurie de prêtres, situation à laquelle il tenta de remédier en associant dès 1985 des laïcs à la catéchèse et en instituant en 1993 un diaconat permanent. Depuis le XIXe s., les évêques sont assistés, pour le travail administratif, par un secrétaire (chancelier); il y eut en outre un vicaire général et deux vicaires épiscopaux de 1973 à 1995 et, depuis le changement dans la composition du conseil épiscopal en 1995, deux vicaires généraux et un vicaire épiscopal.

La suppression de trois couvents par Napoléon en 1810 (bernardines et capucins), la réunion de l'abbaye de Saint-Maurice au prieuré du Grand-Saint-Bernard de 1810 à 1814 et l'expulsion des jésuites en 1847 ne suffirent pas à tarir l'afflux des vocations au XIXe et surtout au XXe s. Le diocèse comptait en 2010, répartis dans 63 établissements permanents ou temporaires, 310 religieuses et 120 religieux. Le service de pastorale, en 2010, était assumé par 140 prêtres et 60 laïcs (dont 40 femmes). La Fraternité sacerdotale de Saint-Pie X, d'orientation traditionnaliste, fondée par l'archevêque Marcel Lefebvre en 1970 à Ecône, pesa sur l'unité ecclésiale du diocèse, en raison principalement du refus opposé par l'archevêque aux décisions du concile de Vatican II.

Auteur(e): Gregor Zehnhäusern / LA

Références bibliographiques

Bibliographie
HS, I/5
– F.-O. Dubuis, A. Lugon, De la mission au réseau paroissial, 2002
– C. Schnyder, Reformation und Demokratie im Wallis (1524-1613), 2002