09/04/2008 | communication | PDF | imprimer

Herrliberg

Comm. ZH, distr. de Meilen, sur la rive droite du lac de Zurich, comprenant trois zones habitées: le littoral, une terrasse médiane qu'occupent les deux quartiers du village (autrefois Dächliswil, vers 1150 Tachlineswilare) et les hauts, qu'on appelle la montagne (Berg), où se trouvent les hameaux de Wetzwil et Breitwil (auj. Kittenmühle), ainsi que des fermes isolées. 1153-1155 Hardiperc, 1273 Herdiperch, milieu du XVe s. Härliberg. 42 feux en 1467, 516 hab. en 1634, 979 en 1760, 1144 en 1850, 964 en 1888, 985 en 1900, 2298 en 1950, 5499 en 2000.

L'occupation du haut plateau est attestée au VIIIe s. par la mention du nom de Wetzwil (797 Wezinvilare). La rive et le coteau ont dû être peuplés plus tard, comme l'indique la toponymie (lieudits à caractère champêtre utilisés a posteriori pour des habitats; présence de noms comme Grüt désignant des défrichements). Le territoire des hauts (Wetzwil, Breitwil et Intwil) releva du château fort de Friedberg près de Meilen; il appartenait en 1336 à la famille noble Mülner de Zurich. La haute juridiction sur les hameaux passa en 1384 à Zurich avec le bailliage de Küsnacht. La famille zurichoise des Bletscher détenait la basse juridiction au XIVe s. et au début du XVe. La ville de Zurich acquit la seigneurie fiscale et la souveraineté sur H. vers 1417. Les chapelles du village et de Wetzwil, filiales de Küsnacht, sont mentionnées en 1370. Un pasteur officie à H. depuis 1631. Une commune commença à se former vers la fin du XVe s. Elle apparaît comme telle pour la première fois en 1550. En 1639, il est question des huit "jurés". L'accès à la bourgeoisie fut limité en 1673. Les forêts servaient de pacage aux paysans des hauts, tandis que les gens du village réclamaient des mesures de reboisement et l'établissement de clôtures. En 1550, les autorités se prononcèrent pour une limitation du pacage. Dans les fermes des hauts, on pratiquait la céréaliculture, soit en assolement, soit sur des champs temporaires; près du lac, on se spécialisa dans la vigne. En 1670, un quart de la population travaillait dans l'industrie à domicile. En 1787, quatre-vingt-trois personnes étaient occupées dans le tissage et quarante-cinq dans la filature du coton. En raison de la proximité du lac et de la ville, H. abritait des maisons de campagne de familles zurichoises et des domaines agricoles comme celui dit de l'ancien bailliage.

Une route fut construite sur la rive droite du lac en 1836. La fondation de la compagnie de bateaux à vapeur en 1869 pourvut H. d'une liaison lacustre. La station de H.-Feldmeilen date de 1894. L'absorption par l'agglomération zurichoise débuta dans l'entre-deux-guerres. En 1928, H. soumit à la loi cantonale sur les constructions en zone urbaine les parties inférieures du territoire communal, qui prirent un caractère citadin. Les hauts conservèrent leur aspect agricole. En 1950, plus de 60% des habitations étaient des villas, ce qui signifie que les immigrants appartenaient aux couches aisées. Aujourd'hui, H. figure parmi les communes les plus riches du canton. En 2000, le secteur des services fournissait trois quarts des emplois; les trois quarts de la population active travaillaient à Zurich.


Bibliographie
– H. von Meyenburg, Die Schipf in Herrliberg, 1957
– W. Debrunner et al., Geschichte der Gemeinde Herrliberg, 1980
Bilder der Gemeinde Herrliberg, 1981

Auteur(e): Martin Illi / WW