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Actualité / Le thème actuel
06/2017

Une femme libre et engagée

Le 14 juillet 1817 disparaissait à 51 ans une femme au destin hors du commun, Germaine de Staël. Hasard du calendrier, le 200e anniversaire de sa mort coïncide avec le 250e de la naissance de Benjamin Constant, avec qui elle forma un couple resté célèbre dans l’histoire littéraire et politique. Au tournant du XIXe s., ces auteurs féconds exercèrent une grande influence sur les idées de leur temps notamment comme pionniers du libéralisme politique et du romantisme. Ils jouèrent un rôle de premier plan dans les échanges, alors intenses, entre les intellectuels de toute l’Europe. Par ses positions sur la condition des femmes, Germaine de Staël apparaît également comme une pionnière du féminisme.

Née Necker
Fille du banquier genevois et ministre des Finances de Louis XVI Jacques Necker, Germaine de Staël eut droit à une éducation rarement dispensée aux filles à cette époque. Elle fréquenta très tôt le salon parisien tenu par sa mère Suzanne (salons). Se distinguant par un esprit brillant, la jeune fille y rencontra nombre d’auteurs célèbres. Devenue baronne de Staël-Holstein par son mariage en 1786, elle s’affranchit rapidement des conventions sociales pour mener sa vie à sa guise et entreprendre son œuvre littéraire et philosophique.

De la Révolution à l’exil
La Révolution de 1789 incarna pour Mme de Staël la promesse d’une liberté à laquelle elle aspirait. Défendant une position modérée, elle dut fuir la France pendant la Terreur. De retour à Paris avec Benjamin Constant, rencontré à Lausanne en 1794, elle s’opposa tant aux monarchistes qu’aux jacobins, ainsi que, en adversaire de toute conquête, à l’invasion de la Suisse par la France (1798). Si elle plaça d’abord quelque espoir en Bonaparte (Napoléon Ier), elle perdit toute illusion avec l’instauration du consulat qui marqua l’accession de celui-ci au pouvoir (1799). Bonaparte craignait l’influence politique de Mme de Staël, au point qu’il ordonna son exil, sans jamais revenir sur sa décision.

L’Europe à Coppet
Le château familial de Coppet devint le refuge de Germaine de Staël, suivie par Constant dans son exil. De là, elle entreprit plusieurs voyages dans divers pays. Elle accueillit à Coppet de nombreux visiteurs célèbres, dont Châteaubriand, Byron, la baronne de Krüdener ou encore Juliette Récamier, et en fit « le » lieu de rencontre de l’intelligentsia européenne. Autour de Mme de Staël se forma un groupe informel, dont la composition varia dans le temps. Appelé plus tard « Groupe de Coppet », il connut un rayonnement européen et comprit notamment, outre Constant, des personnalités comme Sismondi, Charles-Victor de Bonstetten et August Wilhelm Schlegel.

Sélection d’articles
Critique littéraire | France (chapitre 3.2.2) | Libéralisme | Littérature en langue française | Philosophie | Romantisme

Jusqu’au 1er octobre 2017, La Fondation Bodmer, à Cologny, présente une importante exposition sur Germaine de Staël et Benjamin Constant.

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Actualité / Le thème actuel
04/2017

Il y a 500 ans, la Réforme

En 1517, le moine allemand Martin Luther publiait ses 95 thèses condamnant la vente des indulgences pratiquée par l’Eglise. Cet événement devait par la suite apparaître comme l’acte de naissance de la Réforme. Qui pouvait alors se douter que l’action d’un simple moine allait déboucher sur la division de la chrétienté entre catholiques et protestants et influencer significativement l’émergence de l’Europe moderne ?

Après l’évocation des événements, vous trouverez un regard personnel et contemporain sur la question proposé par le professeur Michel Grandjean, que nous remercions pour son aimable collaboration. De nombreux articles du DHS vous permettront d’appréhender ce phénomène complexe, aux conséquences culturelles, politiques et économiques durables.

Suisse et Réforme
La Suisse fut longtemps l’un des centres de la Réforme en Europe. Zwingli, à Zurich, et Calvin, à Genève, y jouèrent un rôle de premier plan. Influencés par l’humanisme, les réformateurs suisses aspiraient également à des changements sociaux et politiques. La Réforme connut rapidement d’importants succès en Suisse, mais rencontra aussi de vives résistances. Son adoption ou son rejet ne fut pas qu’une affaire de religion, mais aussi d’intérêts politiques, voire économiques, qui n’étaient pas forcément les mêmes d’un canton à l’autre. La cohésion de la Confédération fut plus d’une fois mise à mal par les questions confessionnelles. Celles-ci devaient rester au centre de conflits sociaux et politiques jusqu’au XIXe s. (Tolérance religieuse).

Début et expansion
La Réforme prit d’abord pied à Zurich grâce à l’action de Zwingli, curé du Grossmünster dès la fin 1518. Celui-ci affirmait le principe de la justification par la foi seule et considérait la Bible comme unique fondement de la foi. Ces idées devinrent centrales dans la théologie réformée. En 1525, la messe fut abolie à Zurich et la cène fut désormais célébrée selon le rite zwinglien. La nouvelle foi se diffusa en Suisse grâce aux amis de Zwingli, tels Vadian à Saint-Gall ou Johannes Comander aux Grisons, et progressa d’abord en Suisse orientale. Son adoption par la puissante ville de Berne en 1528 constitua une étape décisive de sa progression. Ainsi, Bienne, Bâle et Schaffhouse ne tardèrent pas à suivre l’exemple bernois. Le sud de l’évêché de Bâle passa à la Réforme sous l’influence biennoise, bernoise et bâloise, tout comme Neuchâtel, grâce à la prédication de Guillaume Farel, soutenu par Berne.

La Confédération au péril de l’éclatement
Outre Fribourg, Uri, Schwytz, Unterwald, Lucerne et Zoug rejetèrent la Réforme fermement. La question du service étranger, condamné par Zwingli, aurait notamment joué un rôle pour les cantons de Suisse centrale qui en tiraient des revenus importants. Des alliances confessionnelles furent conclues dans chaque camp (Alliance chrétienne, combourgeoisies chrétiennes). Si l’effusion de sang fut évitée en 1529 avec la première paix de Kappel (guerres de Kappel, paix nationales) qui reconnut notamment la coexistence de territoires catholiques et protestants, il n’en alla pas de même avec la seconde guerre de Kappel (1531) où plusieurs centaines d’hommes, dont Zwingli, trouvèrent la mort. Cette victoire catholique ne marqua pas la fin des conflits confessionnels dans la Confédération (première et seconde guerre de Villmergen). Mais les frontières religieuses n’eurent finalement pas raison de la coopération politique entre les membres de la Confédération, ce qui représente un élément décisif de son histoire.

Après Kappel
Si l’avancée de la Réforme en Suisse orientale fut stoppée par la victoire catholique de Kappel, le mouvement ne cessa pas pour autant. En 1536, il s’étendit au Pays de Vaud, à la faveur de la conquête bernoise, et à Genève. Avec Calvin, celle-ci allait jouir d’un vaste rayonnement au point d’être surnommée la Rome protestante. L’Engadine rallia la Réforme dans la seconde moitié du XVIe s. Au cours du XVIe s., encore, des communautés éphémères naquirent à Locarno, dont les membres durent abjurer ou s’exiler en 1555, et en Valais. 

Sélection d’articles
Alliance chrétienne | Anticléricalisme | Bible | Calvinisme | Catholicisme | Combourgeoisies chrétiennes | Confessionnalisme | Confessions helvétiques | Contre-Réforme | Disputes de religion | Humanisme | Iconoclasme | Indulgences | Kappel, guerres de | Paix nationales | Parité confessionnelle | Protestantisme | Réforme | Réforme catholique | Théologie | Tolérance religieuse | Zwinglianisme

 

 

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04/2017

Qu’est-ce que la Réforme a apporté au monde ?

Vaste débat, souvent animé d’intentions apologétiques. La Réforme aurait tour à tour apporté la liberté de conscience, jeté les bases du capitalisme ou celles du socialisme. Elle aurait même inventé, a-t-on dit, les droits de l’homme…

A force d’être résumées, ces affirmations sont très loin de la vérité. Et pourtant, impossible d’établir la généalogie de la liberté de conscience, de la liberté d’entreprendre ou de la justice sociale sans faire une place, à un titre ou à un autre, à la Réforme protestante du XVIe s. Luther n’apparaît-il pas, à la diète de Worms en avril 1521, comme un homme souverainement libre vis-à-vis des instances politiques et ecclésiastiques ?

Personne n’ira prétendre aujourd’hui que la Réforme serait en tant que telle la cause de la liberté de religion et de la tolérance, mais elle en constitue bel et bien une condition de possibilité. En effet, si Castellion peut de Bâle lancer un plaidoyer pour qu’on laisse en France « les deux religions libres » (Conseil à la France désolée, 1562), c’est bien parce que se dessinent désormais en Europe des fronts confessionnels qui ne se réduisent pas aux territoires. La Suisse des XIII Cantons, après les guerres de Kappel, a dû gérer la diversité religieuse. En pressentant que les liens politiques entre Confédérés étaient plus forts et plus durables que leurs divergences confessionnelles, elle a ainsi apporté, grâce à la Réforme qu’ont adoptée les uns mais refusée les autres, sa modeste pierre à la construction de la tolérance.

Michel Grandjean, professeur à l’Université de Genève

 

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Actualité / Le thème actuel
10/2016

Prolétaires et anarchistes

Il y a 150 ans, l’Association internationale des travailleurs (AIT) tenait son 1er congrès à Genève (3.9.1866). Dite aussi Première Internationale, l’AIT constitue un temps fort du mouvement ouvrier né dans la première moitié du XIXe s. La Suisse offrit un espace d’expression important à l’internationalisme ouvrier (Internationales ouvrières), en raison de sa neutralité, de sa situation géographique et d’une certaine ouverture envers les réfugiés jusqu’à la Première Guerre mondiale. Au sein de l’AIT, deux hommes incarnèrent les tendances idéologiques qui devaient mener à sa scission: l’Allemand Karl Marx, qui dominait le conseil général de l’AIT, et le Russe Michel Bakounine, qui deviendra une figure emblématique de l’anarchisme. Bakounine mourut à Berne il y a 140 ans (1.7.1876), deux semaines avant la dissolution de l’AIT. Sa tombe, au cimetière de Bremgarten à Berne, reçoit de nos jours encore la visite d’admirateurs de son œuvre.

Première Internationale et Fédération jurassienne
Bien implantée en Suisse, la Première Internationale compta jusqu’à 120 sections et 10'000 membres dans le pays. Après Genève (1866), Lausanne (1867) et Bâle (1869) accueillirent ses congrès. Les sections fondèrent des syndicats et des coopératives de production. La Suisse fut un théâtre important de la lutte entre les partisans de Marx et ceux de Bakounine. Les premiers prônaient un Etat centralisé qu’il fallait conquérir par l’action politique pour faire triompher la cause ouvrière, les seconds étaient en faveur de l’autonomie des individus et de l’organisation fédéraliste. Cette lutte atteignit un point culminant en 1871 avec la création de la Fédération jurassienne par des délégués de sections jurassiennes et neuchâteloises de l’AIT, dont James Guillaume et Adhémar Schwitzguébel. Bakounine et Guillaume furent peu après exclus de l’AIT. Les « bakouninistes », emmenés par la Fédération jurassienne, ripostèrent en fondant à Saint-Imier l’Internationale antiautoritaire (1872). « La destruction de tout pouvoir est le premier devoir du prolétariat », telle fut l'une de ses résolutions. Le premier mouvement anarchiste de Suisse était né.

«Ni Dieu ni maître»
Dès 1877, la Fédération jurassienne connut une radicalisation, personnifiée par le Français Paul Brousse et le Russe Pierre Kropotkine. Cette nouvelle orientation ne correspondait toutefois pas aux attentes des ouvriers confrontés à la restructuration de l’horlogerie. La Fédération disparut au début des années 1880. La plupart des militants jurassiens défendirent dès lors leur cause dans le cadre des syndicats. Dans les années 1880 et 1890, le mouvement anarchiste se caractérisa par la multiplication de petits groupes autonomes. Ils étaient formés en grande partie d’étrangers, comme l’Italien Errico Malatesta. Les activités anarchistes suscitèrent diverses réactions de la part des autorités suisses, comme la révision partielle du code pénal pour réprimer les crimes anarchistes (1894). L’assassinat de l’impératrice Elisabeth d’Autriche par un anarchiste à Genève (1898) entraîna l’expulsion de dizaines d’étrangers. Dès 1900, les anarchistes eurent leur organe de presse avec Le Réveil, fondé et dirigé par le Tessinois Louis Bertoni. La majorité d’entre eux agirent désormais dans le cadre du syndicalisme. Des groupes anarchistes, réservés ou hostiles à l'égard de ce dernier, virent également le jour. Le mouvement anarchiste disparut en tant que tendance du mouvement ouvrier avec la mort de Bertoni en 1947. Dans la deuxième moitié du XXe s., certains thèmes anarchistes furent repris par de petits groupes éphémères et dans le cadre des mouvements de jeunes.  

Sélection d'articles
Anarchisme | Associations ouvrières | Coopératives de production | Fédération jurassienne | Fédération ouvrière suisse | Grèves | Internationales ouvrières | Le Réveil | Marxisme | Mouvement ouvrier | Mouvements de jeunes | Socialisme | Syndicats | Union suisse des ouvrières. Quelques acteurs: Bakounine, Michel | Bertoni, Louis | Blanqui, Auguste | Brousse, Paul | Dubois, Alcide | Gori, Pietro | Guillaume, James | Kropotkine, Pierre | Lefrançais, Gustave | Malatesta, Errico | Netchaïev, Serge | Pindy, Jean-Louis | Schwitzguébel, Adhémar

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Actualité / Le thème actuel
08/2016

Flâneries dans les parcs et jardins

Le potager, le jardin médicinal et le verger, tels sont les trois jardins représentés sur le plan de l’abbaye de Saint-Gall dessiné au début du IXe s. Ce modèle eut une grande influence sur le développement des jardins monastiques et paysans et inspira même ceux des châteaux et des villes. Aussi anciens que l’agriculture, les jardins sont à l’honneur cette année, avec l’ «Année du jardin 2016» et les Journées du patrimoine (10-11 septembre), qui proposent au public de nombreuses manifestations et visites dans la Suisse entière. Le DHS s’y associe en vous invitant dans son jardin… historique. 

Nourrir, soigner, étudier
L’horticulture était déjà très développée à l’époque romaine. En Suisse comme ailleurs, l’héritage antique fut transmis par les monastères. Les jardins eurent longtemps un but principalement utilitaire. Potagers et vergers permettaient de compléter l’alimentation quotidienne des paysans et des artisans pendant une bonne partie de l’année. On cultivait également de nombreuses plantes médicinales, dont les vertus thérapeutiques furent recherchées dès la préhistoire. Au Moyen Age, ces plantes étaient surtout produites par les jardins des couvents. Au IXe s., l'abbé de Reichenau Walafrid Strabon rédigea un poème décrivant plus de 20 plantes médicinales avec leurs propriétés. L’intérêt pour la botanique connut un renouveau dès le XVIe s.  Le premier jardin botanique de Suisse vit le jour à l’université de Bâle en 1589 grâce à Caspar Bauhin (jardins botaniques). Il est aussi l’un des plus anciens au monde.

Se promener, se divertir, se recueillir
Aujourd’hui comme hier, les jardins sont appréciés pour le plaisir qu’on en retire simplement à s’y trouver. Les premiers jardins publics apparurent dans les villes suisses au bas Moyen Age sous forme de places arborées. En 1553, le savant zurichois Konrad Gessner demandait des jardins en ville « pour s’y promener et s’y divertir ». Les premiers parcs et promenades publics furent aménagés dans les villes au XVIIIe s., comme les Bastions à Genève. Le parc à l’anglaise se répandit en Suisse. Celui d’Arlesheim, le plus grand du pays, attira de nombreux voyageurs étrangers. Au XIXe s., le remblayage et l’aménagement des berges en promenades marqua l’urbanisme des villes suisses. Locarno créa ainsi ses jardins publics en 1825 et Lucerne sa promenade du lac dès 1844. Les cimetières furent conçus comme des parcs sous l'influence anglaise dès la seconde moitié du XIXe s. Au début du XXIe s., des parcs prennent souvent la place d’usines, à l’instar du parc Oerliker à Zurich (2001).

Cultiver son jardin
Le jardinage fut longtemps une nécessité pour une grande partie de la population. Au XIXe s., le mouvement philanthropique lui attribua des effets perçus comme positifs pour la société et milita en faveur de la mise à disposition de jardins dans les quartiers ouvriers. Jardiner était par exemple censé favoriser le sens de la famille et éloigner les travailleurs de l’alcool et de la politique. Ce type d’arguments fut repris par les promoteurs des jardins familiaux au début du XXe s.  De nos jours, plus de 20000 jardiniers amateurs sont membres de la Fédération suisse des jardins familiaux, fondée en 1925. Depuis 1926, la Suisse fait partie de l’Office international du Coin de Terre et des jardins familiaux. Pour les particuliers, le jardinage a fini par devenir une activité de loisirs prisée, voire une philosophie de vie, même si l’aspect utilitaire reste, au moins partiellement, une raison de s’y livrer. En 2016, les « potagers urbains », cultivés sur des petites parcelles au pied des immeubles, séduisent de plus en plus les citadins.

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Alimentation | Botanique | Cimetières | Flore | Horticulture | Jardins | Jardins botaniques | Jardins familiaux | Jardins zoologiques | Parcs et promenades | Plantes industrielles | Plantes médicinales

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Actualité / Le thème actuel
06/2016

Musique!

Le Montreux Jazz Festival fête ses 50 ans en juillet. Il a accueilli et accueille toujours les plus grands noms du jazz et de la musique rock et pop. Le DHS profite de ce jubilé pour vous proposer une « petite musique d’été ».

Musique « suisse »?
L’histoire de la musique en Suisse s’est construite à travers les relations entre les différentes régions du pays et les espaces culturels étrangers, ainsi qu’entre les régions elles-mêmes. Certaines expressions musicales vues comme « typiquement suisses », telles le yodel, ne sont ainsi pas une exclusivité helvétique. Aucun centre de diffusion d’un style musical n’a en outre vu le jour dans le pays. L’abbaye de Saint-Gall constitue un cas à part par son rôle dans la musique sacrée européenne.

Aux origines, la liturgie
Le chant d’Eglise plonge ses racines dans l’époque paléochrétienne. Le chant grégorien fut en usage dès le haut Moyen Age. On doit aux abbayes de Saint-Gall et d'Einsiedeln des manuscrits avec notation musicale remarquables, dont l’antiphonaire de Hartker. A Saint-Gall encore, le moine Notker (vers 840-912) composa des poèmes destinés au chant liturgique qui connurent une large diffusion.

Des ménestrels aux rockeurs
Parmi les plus anciens interprètes de musique populaire, on trouve les ménestrels et les fifres et tambours. Beaucoup de marches et de chansons jouées par ces derniers arrivèrent en Suisse par le service étranger. Le fameux ranz des vaches, attesté dès le XVIe s., constitue l'un des nombreux types de chanson populaire. Au XXe s., l’abbé Bovet fut l’un des maîtres de celle-ci. Le Vaudois Gilles passe pour l’un des pères de la chanson française moderne. Le jazz commença à être en vogue en Suisse après la Première Guerre mondiale. Dans les années 1930, le « roi du swing » Teddy Stauffer remporta des succès internationaux. Flavio Ambrosetti fut un pionnier du be-bop en Europe. Quant à la musique rock et pop, elle vécut ses premiers grands moments dans les années 1960, avec les concerts zurichois des Rolling Stones (1967) et de Jimi Hendrix (1968). Influencé par le chansonnier Mani Matter, le rock suisse en dialecte rencontra ses premiers succès dans les années 1970. Parmi les artistes contemporains les plus connus sur la scène européenne, citons le Bernois Stephan Eicher, qui s’est imposé dans le monde francophone. A l’instar du jazz, le rock et la pop donnent lieu chaque année à des festivals très courus, comme le Paléo créé à Nyon en 1976.

«Grande» musique
Arthur Honegger et Frank Martin figurent parmi les plus importants compositeurs suisses du XXe s. De grands musiciens étrangers vécurent en Suisse, tels Clara Haskil, Yehudi Menuhin et Tibor Varga. Franz Liszt y conçut Les cloches de Genève, Richard Wagner une partie de L'anneau du Nibelung et Igor Stravinski de larges parties du Sacre du printemps.

Sélection d’articles
Chanson populaire | Chant d'Eglise | Chant du soir | Chant grégorien | Chorales | Cor des Alpes | Conservatoires | Danse | Ecoles de musique | Hackbrett | Jazz | Ménestrels | Musicologie | Musique | Musique populaire | Orgues | Ranz des vaches | Rock et pop | Sociétés de musique | Théâtre lyrique | Yodel

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Actualité / Le thème actuel
05/2016

Traverser les Alpes: les voies de communication

Le tunnel de base du Saint-Gothard a été inauguré le 1er juin. Ses 57 km en font le tunnel ferroviaire le plus long du monde. Pour marquer cette étape importante de la Nouvelle Ligne ferroviaire à travers les Alpes (NLFA), le DHS propose un aperçu de l’histoire des voies de communication en Suisse, en passant par les Alpes.

Conquérir, échanger, voyager
De nombreux cols alpins furent fréquentés dès la préhistoire. La conquête des Alpes par les Romains débuta 15 av. J.-C. Des routes et des ponts furent construits par Rome pour les besoins de la conquête et de l’administration de l’empire. Deux grands axes nord-sud passaient par les Alpes: l’un, par le Grand-Saint-Bernard, ralliait l’Italie du Nord à la Gaule et à la Germanie; l’autre, par les cols grisons, menait du lac de Côme à celui de Constance (Julier, Septimer, Splügen, Maloja). Après une période d’éclipse, le trafic de transit à travers les Alpes connut un renouveau dès la fin du XIIe s., grâce entre autres au succès des grandes foires européennes. On rouvrit alors les sentiers muletiers. Au XIIIe s., le Gothard devint une nouvelle voie de transit grâce à l'aménagement des Schöllenen (construction du pont du Diable). Le transport des marchandises par bêtes de somme s’organisa en métier (sommage). Il finit par disparaître au XIXe s. avec la construction de routes carrossables. Dès la seconde moitié du XVIIe s., les jeunes aristocrates anglais traversèrent les Alpes lors de leur « Grand Tour » à travers l’Europe. Si pendant longtemps, la découverte des Alpes n’intéressa que de rares voyageurs , elles deviendront un but de voyage recherché à partir du XVIIIe s. (voyages, voyages en Suisse, tourisme).

Percer la roche
En 1708, le Trou d’Uri, dans les Schöllenen, fut le premier des tunnels alpins destinés aux transports. Entre 1850 et 1920, l’extension du réseau ferroviaire (chemins de fer) nécessita la réalisation de nombreux tunnels. Dès la seconde moitié du XIXe s., on utilisa des machines qui accélèrent le travail et le rendit moins difficile. La dynamite fut utilisée pour la première fois lors du percement du premier tunnel du Gothard en 1872-1882 (explosifs).

La face sombre
De nombreux travailleurs laissèrent leur vie dans la construction des tunnels. Le premier percement du Gothard fut particulièrement meurtrier (Chemins de fer du Gothard): quelque 200 hommes trouvèrent la mort, des centaines contractèrent des maladies graves comme la silicose. En majorité italiens, les ouvriers vivaient en outre dans des conditions de travail et de logement déplorables. Le haut-relief de Vincenzo Vela à Airolo témoigne du lourd tribut payé par ceux-ci.

Généralités
Alpes | Chemins de fer | Chemins de fer du Gothard | Cols | Explosifs | Gares | Itinéraire d’Antonin | Moyens de transports | Navigation Politique des transports | Ponts | Ports | Routes | Routes nationales | Sommage | Table de Peutinger | Trafic de transit | Tourisme | Transports | Tunnels | Voies de communication | Voyages | Voyages en Suisse

Quelques passages
Grand-Saint-Bernard | Jougne | Julier | Maloja | Monte Ceneri | Pierre-Pertuis | Saint-Gothard | San Bernadino | Schöllenen | Septimer | Simplon | Splügen | Viamala

 

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04/2016

Coup d’œil artistique sur le XXe siècle

Jean Tinguely (25 ans), la Collection de l’Art brut (40 ans), Alberto Giacometti (50 ans) et Dada (100 ans): le DHS vous propose un regard sur l’art et les artistes du siècle passé autour de quelques anniversaires.

Dada
Il y a 100 ans, Dada prend son envol à Zurich, dans un bistrot devenu célèbre sous le nom de cabaret Voltaire. Né en réaction au désastre de la Première Guerre mondiale, ce mouvement littéraire et artistique adopte des formes d’expression nouvelles et provocatrices. Des exilés en sont à l’origine: le couple allemand Hugo Ball et Emmy Hennings, les Roumains Tristan Tzara et Marcel Janco, ainsi que l’artiste alsacien Jean Arp, mort à Bâle il y a 50 ans. Sophie Taeuber-Arp, entre autres, appartient aussi au cercle dadaïste zurichois. Dada va ensuite s’internationaliser. A Zurich, il prend toutefois fin en 1919 déjà.

Les Giacometti
Mort il y a 50 ans, le Grison Alberto Giacometti s’impose comme l’un des plus grands artistes suisses du XXe s. La représentation de l’être humain constitue le thème central de son œuvre, comme en témoignent ses célébrissimes sculptures filiformes (sculpture). Son père Giovanni figure parmi les fondateurs de la peinture moderne en Suisse. Avec Augusto et Diego, les Giacometti ont formé une véritable famille d’artistes.

Drôles de machines
Parmi les représentants de l’art contemporain, Jean Tinguely, disparu il y a 25 ans, fut l’un des premiers artistes suisses à s'imposer sur la scène américaine. Il appartient à une nouvelle génération en rébellion contre le modernisme dans les années 1950. Ses machines absurdes ont acquis une grande popularité, au point que l’expression « machine à Tinguely » est entrée dans le langage courant. Tinguely et sa femme Niki de Saint Phalle réalisèrent plusieurs œuvres ensemble.

Art brut
La Collection de l’art brut fête son 40e anniversaire. Elle a été créée grâce au Français Jean Dubuffet qui fit don de sa collection à la ville de Lausanne. On qualifie d’art brut les œuvres de personnes sans culture artistique, marginales ou internées dans des hôpitaux psychiatriques. Aloïse, Louis Soutter et Adolf Wölfli en sont d’éminents représentants.

Généralités
Art, marché de l'| Art brut | Art contemporain | Art nouveau | Arts décoratifs | Cabaret | Dada | Peinture | Sculpture

Sélection de biographies
Aloïse | Dubuffet, Jean | Giacometti, Alberto | Giacometti, Augusto | Giacometti, Diego | Giacometti, Giovanni | Saint Phalle, Niki de | Soutter, Louis | Tinguely, Jean | Wölfli, Adolf
Dada: Arp, Jean | Ball, Hugo | Ball-Hennings, Emmy | Huelsenbeck, Richard | Janco, Marcel | Richter, Hans | Schad, Christian | Serner, Walter | Taeuber-Arp, Sophie | Tzara, Tristan

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Actualité / Le thème actuel
03/2016

Histoire d'argent

860 espèces monétaires, émises par 79 autorités différentes, circulaient en Suisse au début du XIXe s. Nous sommes alors bien loin du système actuel, avec son franc décliné en 6 billets de banque et 7 pièces (monnaies). Pendant des siècles, en effet, de nombreux acteurs eurent le droit, ou l’usurpèrent, de battre monnaie, ce qui créa des situations très compliquées. En 1848, le monopole de la monnaie fut attribué à la Confédération, à l’instar d’autres droits régaliens. La construction d’un système plus efficace pouvait commencer. L’émission d’une nouvelle série de billets dès le 12 avril nous donne l’occasion de nous arrêter sur l’histoire monétaire de la Suisse, qu’éclairent de nombreux articles du DHS.

Battre monnaie
Dès le Moyen Age au plus tard, des ateliers monétaires existèrent sur le territoire actuel de la Suisse. Ils frappaient des pièces pour des seigneurs détenteurs du droit de battre monnaie (frappe monétaire). La diversité des frappes poussa notamment ces derniers à imposer le change des espèces étrangères indésirables sur leur territoire. De 1500 à 1798, douze des XIII cantons entretinrent leurs propres ateliers. De 1803 à 1848, tous les cantons, sauf le Valais et Appenzell Rhodes-Intérieures, battirent monnaie. Depuis 1853, la fabrication des pièces est assurée à Berne par la Monnaie fédérale, devenue Swissmint en 1998.

Billets en séries
Le premier billet suisse fut émis en 1825 par la Caisse de Dépôt de Berne. Depuis sa fondation en 1905, la Banque nationale suisse (BNS) est seule habilitée à émettre les billets. La nouvelle coupure de 50 fr. inaugure la 9e série de billets constituée par la BNS depuis 1907. Les thèmes des billets ont beaucoup évolué au fil des séries, tout comme leur esthétique. Dès 1976, ils illustrent également la diversité culturelle de la Suisse.

Généralités
Alliances et concordats monétaires | Ateliers monétaires | Banque nationale suisse (BNS) | Banques d’émission | Billets de banque | Bretton Woods, accords de| Change | Droits régaliens | Economie monétaire | Etalon-or | Evaluation monétaire | Frappe monétaire | Masse monétaire | Monétarisme | Monnaie | Monnaies | Monnayeurs | Politique monétaire | Trésors monétaires | Union monétaire latine

Quelques monnaies
Batz | Centime | Denier | Ecu | Florin | Franc | Livre | Louis d’or | Thaler | Vreneli

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Actualité / Le thème actuel
02/2016

Le judaïsme en Suisse : un long chemin vers la liberté

Les juifs sont libres de s’établir partout en Suisse depuis 1866 seulement. Ils devront patienter encore jusqu’en 1874 avant de jouir de la liberté de culte. Mais l’histoire du judaïsme en Suisse, elle, plonge ses racines dans le passé lointain: des juifs sont en effet attestés dans le pays dès la deuxième moitié du XIIe s., et des synagogues dès le bas Moyen Age.

Entre tolérance et persécution
La discrimination fut une constante de l’histoire des juifs en Suisse, comme ailleurs en Europe. Ils furent tolérés à certaines époques, expulsés à d’autres. Ils servirent de boucs émissaires et subirent des pogroms. Les juifs furent ainsi accusés d’avoir provoqué la peste de 1348 par empoisonnement des fontaines et furent persécutés dans le Pays de Vaud puis dans de nombreuses villes du Plateau. Le chemin de leur émancipation s’ouvrit vers la fin du XVIIIe s. A cette époque, les juifs ne pouvaient s’établir durablement en Suisse qu’à Lengnau et Endingen, dans le Surbtal (Argovie), où l’on parla yiddish jusqu’au XXe s.

Après 1874
L’antisémitisme ne mourut pas avec l’égalité juridique et il se manifesta par la suite à de fréquentes reprises en Suisse. La votation sur l’abattage rituel en 1893 et la politique d’asile très restrictive menée par la Confédération envers les réfugiés juifs pendant les heures sombres du XXe s. en sont deux exemples. Mais l’intégration des juifs n’en progressa pas moins inexorablement tout au long du siècle. En 1993, Ruth Dreifuss fut la première personne de confession juive élue au Conseil fédéral.

Thèmes
Abattage rituel | Antisémitisme | Asile | Fédération suisse des communautés israélites | Frontisme | Hébreu | Impôt sur les juifs | Israélite | Judaïsme | Réfugiés | Sionisme | Synagogues | Tampon « J » | Tolérance religieuse | Yiddish

Lieux et pays
Endingen | Israël | Judenäule (cimetière) | Lengnau | Palestine

Personnes
Diplomates et politiciens: Cohen, Albert Dreifuss, Ruth | Lutz, Carl | Weizmann, Chaim. Entrepreneurs: Bär, Julius | Bloch, Camille | Bloch, Rolf | Ditesheim, Isaac. Rabbins: Cohn, Arthur | Nordmann,Moses | Safran, Alexandre | Wolff, Jules. Scientifiques: Einstein, Albert | Guggenheim, Florence | Hersch, Jeanne | Tumarkin, Anna. Justes parmi les Nations: Born, Friedrich | Grüninger, Paul | Gutzwiller, Hildegard | Lutz, Gertrud

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Actualité / Le thème actuel
11/2015

Aventicum: la Suisse avant la Suisse

Du IIe s. à 13 av. J.-C., le territoire de ce qui deviendra la Suisse fut intégré par étapes dans l’Empire romain. Ce territoire, qui ne forma jamais une seule entité administrative (provincia), était habité par divers peuples, celtes pour la plupart, dont les Helvètes, établis sur le Plateau. Dans le but sans doute d’assurer la fonction de capitale de la civitas des Helvètes, Aventicum fut créé par Rome au début de notre ère, raison pour laquelle l’actuelle Avenches a choisi symboliquement l’année 2015 pour fêter ses 2000 ans. Vespasien, dont le fils Titus passa une partie de sa jeunesse à Aventicum (Flaviens), promut la civitas au rang de colonie vers 70 apr. J.-C. Après la disparition de l’Empire, la ville perdit son rôle de capitale et, restée occupée par une partie de ses habitants, entra dans une phase nouvelle de son histoire.

Au-delà de nouvelles structures politico-administratives, Rome introduisit dans les pays conquis de nombreux éléments de sa civilisation, dans des domaines aussi variés que l’urbanisme (forum), l’agriculture (villa), l’art (mosaïques) ou la vie quotidienne (thermes). Tout cela produisit d’importantes mutations dans les modes de vie des peuples, qualifiés bien plus tard de gallo-romains (romanisation). Le DHS invite ses utilisateurs et utilisatrices à se plonger dans cette période passionnante de l’histoire de la Suisse avant la Suisse.

Généralités
Empire romain | Gallo-Romains | Romanisation
Organisation et territoire
Armée romaine | Cadastration | Civitas | Colonie | Droit romain | Limes | Pagus | Provincia | Routes | Vicus | Villa
Culture et urbanisme
Amphithéâtre | Forum | Mosaïques | Nécropoles | Temple romain | Thermes
Peuples
Allobroges | Helvètes | Insubres | Tigurins | Rauraques | Rhètes
Lieux
Augusta Raurica (Augst) | Aventicum (Avenches) | Colonia Iulia Equestris (Nyon) | Forum Claudii Vallensium (Martigny) | Vindonissa (Windisch)

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10/2015

1315: Morgarten

On en sait fort peu sur la bataille de Morgarten, épisode qui se situe dans le contexte général de la lutte entre Frédéric le Beau de Habsbourg et Louis de Bavière pour le trône impérial et au cours duquel les Waldstätten battirent les troupes du duc Léopold Ier de Habsbourg (15 novembre 1315). Une brève notice d’une chronique rédigée près de Prague pendant l’hiver 1315-1316 constitue l’unique source contemporaine rapportant l’événement. On y dit notamment que, dans la « province » de Schwytz et Uri, un peuple sans expérience anéantit près de 2000 combattants et que le duc échappa de peu au massacre. L’étude des objets du XIVe s., notamment des parties d’armes, mis au jour cette année sur le lieu supposé de l’affrontement, apportera peut-être quelque nouvel éclairage. En l’année de son 700e anniversaire, on soulignera la portée symbolique que l’événement acquit bien plus tard par les interprétations qui en furent données. Aegidius Tschudi (1505-1572) fut ainsi le premier à en dresser une représentation patriotique qui fit de Morgarten l’un des mythes fondateurs de la Confédération. Depuis lors, notamment aux XIXe et XXe s., Morgarten s’affirma comme mythe, et ce que la tradition a défini comme la « première bataille pour la liberté » des Confédérés fut invoqué à des fins politiques.

Publications récentes sur le sujet
Mitteilungen des Historischen Vereins des Kantons Schwyz, 107, 2015.
«Neue Sicht(en) auf Morgarten 1315?», in Der Geschichtsfreund, 2015, 168, pp. 7-210.
B. Meier, Von Morgarten bis Marignano: was wir über die Entstehung der Eidgenossenschaft wissen, 2015.
J.-D. Morerod, «La bataille de Morgarten a bel et bien eu lieu», in Passé simple, 2015, no 8, pp. 18-21.

Sélection d'articles
Ban de l’Empire | Commémoration de batailles | Confédération | Habsbourg | Immédiateté impériale | Morgarten | Mythes fondateurs | Pactes fédéraux

 

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Actualité / Le thème actuel
09/2015

Elections fédérales 2015

Le 18 octobre se déroulent les élections qui aboutiront au renouvellement du Conseil national et du Conseil des Etats, qui forment ensemble l’Assemblée fédérale. En 2015, le Conseil national est élu pour la 50e fois depuis la création de l’Etat fédéral en 1848 (quadriennale depuis 1931, l’élection eut lieu tous les 3 ans de 1848 à 1928). Cette élection se fait au système proportionnel depuis 1919 (systèmes électoraux). Les quatre grands partis d’alors étaient ceux de maintenant, mais avec une répartition des sièges différente. Au début, les conseillers aux Etats étaient le plus souvent désignés par le Grand Conseil de leur canton. Au fil du temps, l’élection par le peuple s’est généralisée: Berne fut le dernier canton à l’adopter en 1977. Les conseillers aux Etats sont élus au système majoritaire, sauf dans les cantons du Jura et, depuis 2011, de Neuchâtel. A l’occasion de ce temps fort de l’exercice des droits politiques que sont les élections fédérales, on rappellera que les Suissesses n’ont le droit d’y prendre part que depuis 1971 (suffrage féminin). On relèvera également que par le passé, toute une série de motifs furent souvent invoqués pour priver des hommes de leur droit de vote, malgré l’existence du suffrage universel masculin dès 1848. Quant aux jeunes de 18 et 19 ans, ces élections leurs sont ouvertes depuis l’abaissement de l’âge de la majorité en 1991.

Sélection d'articles
Assemblée fédérale | Constitution fédérale | Droit de vote | Droits politiques | Elections | Etat fédéral | Partis | Parti démocrate-chrétien (PDC) | Parti radical-démocratique (PRD) | Parti socialiste (PS) | Union démocratique du centre (UDC) | Suffrage féminin | Systèmes électoraux

Infographie du DHS: "Les partis au Conseil national et au Conseil des Etats depuis 1848" (PDF)

 

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Actualité / Le thème actuel
08/2015

Un millénaire et demi d’existence : l’abbaye de Saint-Maurice

Fondée par le roi burgonde Sigismond, l’abbaye de Saint-Maurice fut inaugurée le 22 septembre de l’an 515 à Agaune (nom de Saint-Maurice jusqu’au début du XIe siècle). Agaune, site qui revêtait un grand intérêt stratégique depuis l’époque celtique, était alors un lieu de pèlerinage réputé, où l’on vénérait les ossements de Maurice et des soldats de la Légion thébaine, massacrés, selon la tradition, en raison de leur foi chrétienne vers l’an 300. Le culte des martyrs thébains devait connaître une immense popularité et se diffuser bien au-delà du Valais. Grâce à cette popularité, qui fit affluer les dons, l’abbaye possède un trésor exceptionnel, comprenant notamment des pièces mérovingiennes et carolingiennes. L’abbaye, communauté de chanoines réguliers de saint Augustin depuis 1128 (augustins), a joué un rôle important dans l’histoire régionale et bénéficie aujourd’hui encore d’une grande notoriété. Cas exceptionnel, elle peut se prévaloir de 1500 ans d’existence sans aucune interruption, ce qui en fait la plus ancienne communauté religieuse du monde occidental chrétien toujours en activité.

Sélection de liens
Augustins (chanoines) | Avit (saint), évêque de Vienne | Burgondes | Hymnemodus, premier abbé de Saint-Maurice | Légion thébaine | Maurice (saint), chef de la Légion thébaine | Monachisme | Saint-Maurice (abbaye) | Saint-Maurice (commune) | Sigismond (saint), roi des Burgondes | Théodule, 1er évêque connu du Valais

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Actualité / Le thème actuel
07/2015

Temps libre

Le DHS prend ses vacances à sa manière en se penchant sur un thème particulièrement approprié à la saison estivale, celui du temps libre. Les moments de repos et de distraction ont toujours rythmé la vie humaine (jours fériés, jeux), mais les vacances et les loisirs, dans leur acception actuelle, ont une histoire récente. Celle-ci est liée aux mutations socio-économiques du dernier tiers du XIXe siècle : changements des modes de production et de travail (durée du travail), instauration de principes de santé et de détente fondés sur l’hygiène, développement d'un certain niveau d'aisance (niveau de vie) et essor du tourisme. Au fil du temps, la place et la valeur accordées au temps libre ont connu un développement notable. Le minimum légal de semaines de vacances pour les salariés, par exemple, a augmenté, passant de deux semaines dans les années 1950 à quatre (cinq pour les moins de 20 ans) en 1984. Les activités de loisirs se sont multipliées et les à voyages à des fins touristiques connaissent une grande popularité auprès des Suisses.

Sélection d’articles
Bains | Colonies de vacances | Durée du travail | Hôtellerie | Jeux | Jours fériés | Loisirs | Niveau de vie | Santé | Sports | Tourisme | Tourisme pédestre | Transports | Travail | Vacances Voyages | Voyages en Suisse

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06/2015

Le Congrès de Vienne

Il y a 200 ans, le 9 juin, le congrès de Vienne se terminait par la signature de son acte final après des mois de négociations. Il mettait fin à la longue période des guerres de coalition, qui opposèrent la France révolutionnaire puis napoléonienne aux monarchies européennes et touchèrent la Suisse de diverses manières. Le Congrès marqua la naissance d'une Europe complètement réorganisée. Pour la Suisse, dont les « affaires » furent un objet de négociations parmi de nombreux autres, il revêt assurément une grande importance. Le Congrès reconnut les 19 cantons de la Médiation et approuva le rattachement de Neuchâtel, Genève et du Valais à la Confédération, ainsi que celui de l'ancienne principauté épiscopale de Bâle (évêché de Bâle), dont les territoires furent attribués pour l'essentiel au canton de Berne (actes de réunion). Les frontières extérieures du pays fixées par le Congrès sont celles que nous connaissons aujourd'hui encore. Les frontières cantonales, quant à elles, demeurèrent inchangées jusqu'en 1979, date de la création du canton du Jura. Le Congrès déclara en outre que la neutralité perpétuelle de la Suisse était dans l'intérêt des Etats européens. La neutralité fut définitivement reconnue par le traité de Paris du 20 novembre 1815 (traités de Paris), qui devait marquer l'achèvement de la réorganisation de la Suisse.

Sélection d'articles
Actes de réunion | Congrès de Vienne | Diète fédérale | Guerres de coalition | Médiation | Neutralité | Pacte fédéral | République helvétique | Restauration | Traités de Paris | Traité de Turin

Evêché de Bâle | Genève | Jura | Jura bernois | Neuchâtel | Savoie | Valais | Valteline

Quelques acteurs
Stratford Canning, membre du comité chargé des affaires suisses au congrès de Vienne.
Klemens Wenzel de Metternich, ministre des Affaires étrangères d'Autriche.
Jean Antoine de Capo d'Istria, membre du comité chargé des affaires suisses au congrès de Vienne.
Frédéric-César de La Harpe, délégué de plusieurs cantons au congrès de Vienne.
Jean de Montenach, délégué de la Diète au congrès de Vienne.
Charles Pictet-de Rochemont, délégué de Genève au congrès de Vienne et de la Diète à celui de Paris.
Hans von Reinhard, chef de la délégation de la Diète au congrès de Vienne.
Johann Philipp Nepomuk von Wessenberg, président du comité chargé des affaires suisses au congrès de Vienne.
Johann Heinrich Wieland, délégué de la Diète au congrès de Vienne.

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05/2015

Littérature(s)

Organisées depuis 1979, les Journées littéraires de Soleure, qui se déroulent cette année du 15 au 17 mai, sont la plus importante manifestation littéraire plurilingue de Suisse. Le DHS profite de cet événement pour inviter ses utilisatrices et utilisateurs à une exploration lexicographique ouvrant sur des horizons variés. Le DHS fait en effet une large place à la littérature en Suisse. Il contient des centaines de biographies d'écrivains, du Moyen Age (par exemple des représentants du Minnesang) au XXe siècle, dont beaucoup sont de renommée internationale, à l'instar de Max Frisch, Charles Ferdinand Ramuz, Giorgio Orelli et de bien d'autres encore. Les auteurs étrangers ayant séjourné en Suisse ne sont pas oubliés, comme Mary Shelley, qui imagina son Frankenstein sur les bords du Léman au cours de « l'année sans été » de 1816. La littérature est également l'objet de nombreux articles thématiques, qui abordent ce domaine sous l'aspect de la production littéraire en tant que telle, mais aussi de l'environnement culturel et des conditions sociales et économiques dans lesquelles celle-ci évolue (Lecture). Une approche générale et chronologique par langue est proposée avec les articles sur la littérature en langue française, la littérature en langue allemande, la littérature en langue italienne, la littérature romanche et la littérature en dialecte. Des articles sont dédiés aux genres littéraires (littérature pour la jeunesse), aux revues culturelles, aux maisons d'édition et même à des personnages devenus très populaires, comme Heidi.

Production et genres littéraires
Littérature en dialecte | Littérature en langue allemande | Littérature en langue française | Littérature en langue italienne | Littérature romanche | Littérature de colportage | Littérature d'édification | Littérature nationale | Littérature populaire | Littérature pour la jeunesse | Minnesang

Revues, livre, édition, œuvres
Cenobio | Codex Manesse | Imprimerie | La Guilde du livre | La Voile latine | Livre (imprimé) | Maisons d'édition | Orell Füssli | Orte | Quaderni grigionitaliani | Revues culturelles | Société typographique de Neuchâtel | Suppléments littéraires | Tipografia elvetica

Varia
Bande dessinée | Bibliothèques | Gilberte de Courgenay | Globi | Heidi | Journées littéraires de Soleure | Lecture | Oeuvre suisse des lectures pour la jeunesse | Prix littéraires | Sociétés d'écrivains | Sociétés de lecture

Auteurs
La sélection proposée est limitée aux XIXe-XXe siècles. Pour un plus large aperçu, on utilisera la recherche alphabétique au haut de la page.

En allemand
Friedrich Dürrenmatt | Max Frisch | Jeremias Gotthelf | Johanna Spyri | Robert Walser

En français
S. Corinna Bille | Blaise Cendrars | Philippe Jaccottet | Charles Ferdinand Ramuz | Alice Rivaz

En italien
Elena Bonzanigo | Francesco Chiesa | Plinio Martini | Giorgio Orelli | Giovanni Orelli

En romanche
Gion Antoni Bühler | Selina Chönz | Peider Lansel | Giachen Caspar Muoth | Andri Peer

Ecrivains étrangers
Dostoïevski | Thomas Mann | Rainer Maria Rilke | Mary Shelley | Stendhal

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Actualité / Le thème actuel
05/2015

2015 : une année sous le signe de la commémoration!

1500e anniversaire de l'abbaye de Saint-Maurice, 700e de la bataille de Morgarten, 600e de la conquête de l'Argovie par les Confédérés, 500e de la bataille de Marignan, 200e de la fin du Congrès de Vienne et des entrées de Genève, Neuchâtel et du Valais dans la Confédération, 70e de la fin de la Deuxième Guerre mondiale : pour la Suisse, l'année 2015 est particulièrement riche en anniversaires à chiffre rond, et, par voie de conséquence, en manifestations et commémorations en tous genres. La célébration de fêtes commémoratives contribua à la formation d'une conscience nationale moderne et au processus de construction de la nation, affirme Georg Kreis dans l'article DHS sur les fêtes commémoratives. Avec la dimension idéologique qu'elles sous-entendent, les commémorations historiques donnent depuis longtemps lieu à des débats critiques, voire franchement polémiques. Les débats actuels, très nourris, qui portent non seulement sur l'interprétation de tel ou tel événement, mais aussi sur la signification même des commémorations, ne font pas exception. Les confrontations sur le sens à donner à la bataille Marignan sont en ce sens exemplaires. Outre une sélection de ses articles, le DHS propose ci-après une documentation, qui permettra d'approfondir la thématique esquissée ici.

Sélection d'articles
Abbaye de Saint-Maurice | Argovie | Commémoration de batailles | Congrès de Vienne | Deuxième Guerre mondiale | Fêtes commémoratives | Marignan | Morgarten | Mythes fondateurs

Interventions parlementaires
- Marco Romano, 20.6.2013 : Les 500 ans de la bataille de Marignan
- Peter Keller, 24.9.13 : 2015. L'année de toutes les commémorations
- Jacqueline Fehr, 8.5.14: Festivités marquant le 70e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale
- Hans Stöckli, 9.12.14 : Année commémorative 2015

Presse
En allemand :
Un dossier de la NZZ "Debatte zur Nationalgeschichte", avec les interventions de Brigitte Studer, Philipp Sarasin, Simon Teuscher et beaucoup d'autres, illustre les débats qui ont lieu dans les médias suisses alémaniques sur l'histoire nationale.

En français :
- 24 Heures, 14.1.2015 : "Célébrer Marignan divise les élus", par Lucie Monnat, avec un interview d'Olivier Meuwly et de Dominique Dirlewanger
- Le Temps, 25.3.2015 : "Les Suisses ne connaissent pas ce qui fait leur propre pays", interview de Thomas Maissen par Sandrine Hochstrasser
- Le Temps, 26.3.2015 : "Marignan 1515, la bataille ressuscitée", par Sandrine Hochstrasser

En italien :
- Corriere del Ticino, 11.2.2015 : "2015. Un poker di anniversari contestati", par Anna Fazioli (PDF)
- Swissinfo.ch, 15.3.2015 : "Dal Morgarten a Vienna, tra mito e storiografia", par Andrea Tognina
- Azione, 01.06.2015 : "Neutralità, tra storia e invenzione", interview de André Holenstein par Luca Beti



Musée national suisse
- A Zurich : "1515 Marignan"
- Au château de Prangins : "La Suisse redessinée : de Napoléon au Congrès de Vienne"
- Au Forum de l'histoire suisse de Schwytz : "Focus Morgarten, en chemin avec l'ipad"

 

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04/2015

Pâques et fêtes chrétiennes

Temps fort de l'année liturgique, Pâques, dont le cycle commence avec les quarante jours du carême, représente sur le plan religieux la plus importante des fêtes chrétiennes. C'est aussi celle dont la célébration est la plus ancienne. A l'instar d'autres fêtes, comme le carnaval ou Noël, Pâques et la Semaine sainte sont riches en traditions populaires, dont plusieurs sont toujours bien vivantes, comme les processions de Mendrisio, aux origines datant du XVIIe siècle, ou le cortège des Pleureuses de Romont, remontant au jeu du Mystère de la Passion attesté en 1456 déjà (jeux liturgiques). On relèvera aussi les traditions profanes liées à l'œuf, symbole ancien de renouveau printanier, et au lapin de Pâques, connu en Suisse surtout depuis la deuxième moitié du XXe siècle. Si les fêtes de Noël, Pâques, l'Ascension et Pentecôte, communes à tous les chrétiens, sont célébrées dans l'ensemble de la Suisse, d'autres le sont exclusivement dans les cantons catholiques, comme la Toussaint ou la Fête-Dieu. Dans les cantons protestants, le passage à la Réforme a en effet entraîné la disparition des fêtes liées au culte des saints, ainsi que les fêtes patronales.

Sélection d'articles :
Année liturgique | Carnaval | Culte (réformé) | Culte des saints | Fêtes | Fêtes patronales | Jeux liturgiques | Jours fériés | Liturgie (catholique) | Noël | Pâques | Piété populaire | Religions | Traditions populaires

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03/2015

La famille

La famille, qui renvoie à des réalités diverses selon les lieux et les époques, représente pour chaque individu une dimension importante de son existence, quelle que soit la forme concrète que prend cette dimension. Elle fait souvent l'objet d'intenses débats de société, en particulier en relation avec la question de la politique de la famille, politique dont les premières manifestations remontent en Suisse à la fin du XIXe siècle. La politique familiale touche à des domaines variés et a fait l'objet de nombreuses votations populaires, dont par exemple celle qui permit en 2004, après plusieurs échecs, l'introduction au plan fédéral d'une assurance maternité, ou l'adoption en 2006 de la loi fédérale sur les allocations familiales, sur la défiscalisation desquelles le peuple s'est prononcé le 8 mars. Ce premier rendez-vous électoral de l'année est l'occasion pour le DHS d'inviter ses utilisatrices et utilisateurs à explorer la riche palette d'articles consacrés aux thèmes qui touchent directement ou indirectement celui de la famille, comme la parenté au sens large, le mariage, l'enfance ou encore le rôle des sexes. Ces articles reflètent l'importance que le DHS accorde et continuera d'accorder à la recherche en histoire sociale, dont les thématiques se sont considérablement élargies depuis quelques décennies.

Parenté et communautés domestiques
Familia | Famille | Famille, politique de la | Maisonnée | Ménage | Parenté | Parrainage

Couple
Adultère | Célibat | Concubinage | Divorce | Empêchements au mariage | Fiançailles | Formariage | Mariage | Mariages mixtes | Noces | Nuptialité | Veuvage

Procréation et enfance
Adoption | Avortement | Baptême | Conceptions prénuptiales | Contrôle des naissances | Enfance | Enfants abandonnés | Enfants placés | Fécondité | Illégitimité | Infanticide | Jeunesse | Maternité | Naissance | Orphelins | Paternité

Droit
Droit de la famille | Droit de l'enfant | Droit familial | Droit matrimonial | Droit successoral

Divers
Allocations familiales | Budget familial | Economie domestique | Entreprises familiales | Histoire sociale | Mouvement des femmes | Jardins familiaux | Rôle des sexes | Sphère privée | Travaux ménagers

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02/2015

Les Sports d'hiver

En 2015, le tourisme suisse d'hiver fête son 150e anniversaire, commémoré dans plusieurs stations du pays par divers events. C'est en effet au milieu des années 1860 que les sports d'hiver, dont l'histoire est étroitement liée à celle du tourisme, font leur apparition dans les Alpes. Les sommets enneigés de la Suisse, ses plans d'eau gelés ont stimulé l'esprit de compétition et d'aventure de nombreux autochtones, mais également d'étrangers. Ainsi, certaines disciplines sportives, comme le curling, ont été introduites en Suisse par des touristes britanniques. Le ski, qui devait marquer profondément l'espace alpin, devint au XXe siècle un sport extrêmement populaire. Des lieux de villégiature ou de cure, comme Davos ou Saint-Moritz, se sont développés aussi grâce aux sports d'hiver; certains événements sportifs qui y ont été organisés, notamment les Jeux olympiques (olympisme) et les Championnats du monde de ski alpin, ont amplifié leur renommée internationale. Tandis que plusieurs athlètes suisses ont laissé leur empreinte dans l'histoire de ces disciplines, des entrepreneurs de notre pays se sont distingués dans la production d'équipements, dans le développement d'infrastructures ou encore dans l'organisation de manifestations.

Sélection d'articles:

Alpinisme | Club alpin suisse | Fédérations sportives | Olympisme | Ski | Sports | Sports d'hiver | Tourisme

Pionniers, sportifs, entrepreneurs
Attenhofer, Adolf, champion et fabricant de skis | Badrutt, Johannes, hôtelier à Saint-Moritz | Däscher, Andreas, champion de saut à ski | Feierabend, Fritz, champion de bob | Gamma, Karl, champion de ski | Hartkopf, August, constructeur de bobs | Hoek, Henry, pionnier de la pratique et de la théorie du ski | Koller, Hans, pionnier du ski au Japon | Lunn, Arnold, pionnier du ski moderne | Molitor, Karl, champion de ski, fabricant de chaussures de ski | Rubi, Christian, premier gagnant de la descente du Lauberhorn | Schwendener, Johann, fabricant de skis | Spengler, Carl, fondateur de la coupe Spengler | Staub, Roger, hockeyeur, champion de ski | Streiff, Rösli, championne de ski | Tissières, Rodolphe, cofondateur de la Patrouille des glaciers, pionnier de la station de Verbier | Tobler, Jakob, fondateur de TOKO | Zogg, David, champion de ski

Stations de sports d'hiver
Airolo | Davos | Grindelwald | Lauterbrunnen | Montana | Saas-Fee | Saint-Moritz | Verbier | Wengen | Zermatt

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02/2013

Il y a 75 ans, la quatrième langue nationale entrait dans la Constitution

Lors de la votation fédérale du 20 février 1938, 91,6% des votants et la totalité des cantons plébiscitèrent la reconnaissance du romanche comme langue nationale.

Sélection d'articles du DHS: Rhéto-romanche, Plurilinguisme, Littérature romanche, Societad Retorumantscha, Lia Rumantscha

Sélection d'articles du Lexicon istoric retic (LIR): Lingua rumantscha, Rumantsch grischun, Litteratura naziunala rumantscha, Litteratura rumantscha, Lia rumantscha


"Le romanche, langue nationale", numéro thématique publié par la Zürcher Illustrierte le 11 février 1938 avec un reportage photographique d' Albert Steiner (source: BN).

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06/2011

Journée d'action des femmes

40 ans après l'introduction du suffrage féminin, 30 ans après celle de l'article sur l'égalité dans la Constitution, 20 ans après la grève des femmes et 15 ans après la loi sur l'égalité, le DHS vous propose, à l'occasion de la Journée d'action du 14 juin 2011, de découvrir quelques articles qu'il consacre à ce thème:

Education des filles [ deutsch ] [ français ] [ italiano ]
Egalité féminine [ deutsch ] [ français ] [ italiano ]
Féminisme [ deutsch ] [ français ] [ italiano ]
Histoire des femmes [ deutsch ] [ français ] [ italiano ]
Mouvement des femmes [ deutsch ] [ français ] [ italiano ]
Rôle des sexes [ deutsch ] [ français ] [ italiano ]
Suffrage féminin [ deutsch ]
Travail féminin [ deutsch ] [ français ] [ italiano ]

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04/2011

La politique de l'énergie à la croisée des chemins?

Les événements survenus au Japon ont relancé en Suisse le débat politique sur l'énergie nucléaire. Le DHS vous propose une approche de la question par la découverte des articles suivants:

Barrages [ deutsch ] [ français ] [ italiano ]
Charbon [ deutsch ] [ français ] [ italiano ]
Climat [ deutsch ] [ français ] [ italiano ]
Ecologie [ deutsch ] [ français ] [ italiano ]
Electrification [ deutsch ] [ français ] [ italiano ]
Energie [ deutsch ] [ français ] [ italiano ]
Energie nucléaire [ deutsch ] [ français ] [ italiano ]
Energie solaire [ deutsch ] [ français ] [ italiano ]
Environnement [ deutsch ] [ français ] [ italiano ]
Gaz [ deutsch ] [ français ] [ italiano ]
Mouvement antinucléaire [ deutsch ] [ français ] [ italiano ]
Mouvement écologique [ deutsch ] [ français ] [ italiano ]
Pétrole [ deutsch ] [ français ] [ italiano ]
Politique énergétique [ deutsch ] [ français ] [ italiano ]
Sociétés électriques [ deutsch ] [ français ] [ italiano ]

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08/2010

Election au Conseil fédéral

L'Assemblée fédérale élira le 22 septembre prochain deux nouveaux membres du Conseil fédéral à la succession de Moritz Leuenberger et Hans-Rudolf Merz. Pour en savoir plus, lisez des articles traitant des élections au Conseil fédéral:

Assemblée fédérale [ deutsch ] [ français ] [ italiano ]
Collégialité [ deutsch ] [ français ] [ italiano ]
Conseil fédéral [ deutsch ] [ français ] [ italiano ]
Démocratie de concordance [ deutsch ] [ français ] [ italiano ]
Formule magique [ deutsch ] [ français ] [ italiano ]
Groupes parlementaires [ deutsch ] [ français ] [ italiano ]
Leuenberger, Moritz [ deutsch ] [ français ] [ italiano ]
Merz, Hans-Rudolf [ deutsch ] [ français ] [ italiano ]
Parti radical-démocratique (PRD) [ deutsch ] [ français ][ italiano ]
Parti socialiste (PS) [ deutsch ] [ français ] [ italiano ]

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08/2009

1er septembre 1939

La Deuxième Guerre mondiale éclatait il y a septante ans. Les articles suivants du DHS vous permettront d'aborder ce thème:

Antisémitisme [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Burckhardt, Carl Jacob [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Censure [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Défense nationale [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Défense spirituelle [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Economie de guerre [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Etter, Philipp [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Evian, conférence d' [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Fascisme [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Frölicher, Hans [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Frontisme [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Grütli, rapport du [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Guerre mondiale, Deuxième [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Guisan, Henri [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Hitler, Adolf [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Minger, Rudolf [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Mobilisation [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Motta, Giuseppe [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Mussolini, Benito [ deutsch ][ français ][ italiano ]
National-socialisme [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Neutralité [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Pétition des 200 [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Petitpierre, Max [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Pilet-Golaz, Marcel [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Plan Wahlen [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Pleins pouvoirs [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Réfugiés [ deutsch ]
Salis, Jean Rudolf von [ deutsch ]
Service actif [ deutsch ][ français ]

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08/2009

Succession de Pascal Couchepin

L'Assemblée fédérale élira le 16 septembre prochain un nouveau membre du Conseil fédéral. Pour en savoir plus, lisez les articles sur le sujet des élections au Conseil fédéral:

Assemblée fédérale [ deutsch ] [ français ] [ italiano ]
Collégialité [ deutsch ] [ français ] [ italiano ]
Conseil fédéral [ deutsch ] [ français ] [ italiano ]
Couchepin, Pascal [ deutsch ] [ français ] [ italiano ]
Démocratie de concordance [ deutsch ] [ français ] [ italiano ]
Formule magique [ deutsch ] [ français ] [ italiano ]
Groupes parlementaires [ deutsch ] [ français ] [ italiano ]
Parti démocrate-chrétien (PDC) [ deutsch ] [ français ][ italiano ]
Parti radical-démocratique (PRD) [ deutsch ] [ français ][ italiano ]

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05/2009

La "Landi" 1939

Il y a septante ans, de mai à octobre, Zurich accueillait la quatrième exposition nationale. La "Landi" mettait l'accent sur la défense spirituelle. La Deuxième Guerre mondiale éclata plusieurs semaines avant la fermeture officielle de la manifestation. Les articles suivants vous permettront d'en savoir plus:

Armée et Foyer [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Coray, Hans [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Défense nationale [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Défense spirituelle [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Expositions [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Expositions nationales [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Expositions universelles [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Fischli, Hans [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Gothard, Ligue du [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Guerre mondiale, Deuxième [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Hofmann, Hans [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Hubacher, Hermann [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Neutralité [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Nouvelle Société helvétique [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Oetiker, Heinrich [ deutsch ][ italiano ]
Pro Helvetia [ deutsch ]

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02/2009

1989

Le mur de Berlin tombait il y a vingt ans. Vous trouverez dans le DHS plusieurs articles sur le thème de la Guerre froide:

Allemagne [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Anticommunisme [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Armes atomiques [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Bonnard, André [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Bons offices [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Communisme [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Défense nationale [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Extrême-gauche [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Farner, Konrad [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Guerre froide [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Hongrie [ deutsch ][ français ]
Hotz-Linder-Agreement [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Jeanmaire, Jean-Louis [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Kober, Alfred [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Montmollin, Louis de [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Neutralité [ deutsch ]
Non-conformisme [ deutsch ][ français ]
Police fédérale [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Protection de l'Etat [ deutsch ]
République démocratique allemande (RDA) [ deutsch ]
Tchécoslovaquie [ deutsch ][ italiano ]

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11/2008

AVS: les urnes décideront

Le 30 novembre 2008, les citoyens voteront sur l'initiative populaire "Pour un âge de la retraite flexible". Lisez les articles du DHS touchant ce sujet, notamment ...

Assurance vieillesse et survivants (AVS) [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Assurances sociales [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Assistance [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Caisses de pensions [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Cycle de vie [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Etat social [ deutsch ][ français ]
Législation sociale [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Prévoyance vieillesse [ deutsch ]
Povertà [ deutsch ]
Vieillesse [ deutsch ]

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10/2008

Crise financière

La crise financière ébranle la bourse et l'économie dans le monde entier. En Suisse, le Conseil fédéral a dû accorder à l'UBS une somme de 68 milliards comme aide publique. Lisez les articles du DHS qui traitent de la place financière et des banques suisses:

Association suisse des banquiers (ASB) [ français ][ italiano ]
Banque Julius Bär [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Banque Leu [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Banque nationale suisse (BNS) [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Banque populaire suisse (BPS) [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Banques [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Banques cantonales [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Bourses [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Caisses d'épargne et de crédit [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Capitalisme [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Capitaux, mouvements de [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Concurrence [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Conjoncture [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Crédit suisse [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Credit Suisse Group [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Economie de marché [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Finances publiques [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Keynésianisme [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Management [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Marché financier [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Masse monétaire [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Monétarisme [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Néolibéralisme [ deutsch ]
Place financière [ deutsch ][ français ][ italiano ]
Politique monétaire [ deutsch ][ italiano ]
Sociétés anonymes [ deutsch ][ français ]

Certains articles sur le sujet ne sont pas encore disponibles, voire écrits. C'est le cas par exemple d'"Union de banques suisses" et de "UBS".

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11/2007

Election du Conseil fédéral

Le 12 décembre 2007, la nouvelle Assemblée fédérale issue des élections du 21 octobre procédera à l'élection des sept conseillers fédéraux et à la désignation du chancelier ou de la chancelière de la Confédération. Les mandats sont de quatre ans.
Vous trouverez de plus amples informations en consultant les articles suivant dans la version électronique du DHS:.

Assemblée fédérale [ deutsch ] [ français ] [ italiano ]
Calmy [-Rey], Micheline [ deutsch ] [ français ] [ italiano ]
Chancelier de la Confédération [ deutsch ] [ français ] [ italiano ]
Chancellerie [ deutsch ] [ français ] [ italiano ]
Collégialité [ deutsch ] [ français ] [ italiano ]
Conseil fédéral [ deutsch ] [ français ] [ italiano ]
Constitution fédérale [ deutsch ] [ français ] [ italiano ]
Couchepin, Pascal [ deutsch ] [ français ] [ italiano ]
Démocratie de concordance [ deutsch ] [ français ] [ italiano ]
Départements [ deutsch ] [ français ] [ italiano ]
Egalité féminine [ deutsch ] [ français ]
Elections [ deutsch ] [ français ] [ italiano ]
Formule magique [ deutsch ] [ français ] [ italiano ]
Groupes parlementaires [ deutsch ] [ français ] [ italiano ]
Leuenberger, Moritz [ deutsch ] [ français ] [ italiano ]
Leuthard, Doris [ deutsch ] [ français ] [ italiano ]
Offices fédéraux [ deutsch ]
Palais fédéral [ deutsch ]
Parti démocrate-chrétien (PDC) [ deutsch ]
Parti radical-démocratique (PRD) [ deutsch ]
Président de la Confédération [ deutsch ]
Séparation des pouvoirs [ deutsch ]
Verts [ deutsch ]

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07/2006

Sport, sport, sport

Mondial de football, tour de France, Wimbledon: l'été est la saison des grandes compétitions sportives.
Vous trouverez dans le DHS des renseignements intéressants sur l'histoire du sport, dans les articles:

Alpinisme [ deutsch ] [ français ] [ italiano ]
Bicyclette [ deutsch ] [ français ] [ italiano ]
Football [ deutsch ] [ français ] [ italiano ]
Jeux nationaux [ deutsch ] [ italiano ]
Fédérations sportives [ français ] [ italiano ]

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06/2006

Election au Conseil fédéral

Le 14 juin 2006 l'Assemblée fédérale a élu Doris Leuthard à la succession du Conseiller fédéral Joseph Deiss. Grâce à la candidature non contestée de sa présidente, le PDC a donné ainsi l'occasion à la Suisse de faire entrer une deuxième femme au Gouvernement.

Lisez dans le DHS online les informations sur les organes, les institutions et les mécanismes des élections:

Assemblée fédérale [ deutsch ] [ français ] [ italiano ]
Collégialité [ deutsch ] [ français ] [ italiano ]
Conseil fédéral [ deutsch ] [ français ] [ italiano ]
Deiss, Joseph [ deutsch ] [ français ] [ italiano ]
Démocratie de concordance [ deutsch ] [ français ] [ italiano ]
Egalité féminine [ deutsch ] [ français ]
Formule magique [ deutsch ] [ français ] [ italiano ]
Groupes parlementaires [ deutsch ] [ français ] [ italiano ]
Parti démocrate-chrétien (PDC) [ deutsch ] [ français ]

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05/2006

Votation sur l'éducation: les citoyens aux urnes

Le 21 mai 2006, le peuple et les cantons ont voté les "articles sur la formation". Les nouvelles bases constitutionnelles prévoient que les cantons doivent unifier leurs systèmes scolaires. Elles leur permettent de conserver leur souveraineté dans le domaine de l'éducation, mais autorisent la Confédération à jouer le rôle d'arbitre en cas de désaccord et lui donnent le dernier mot.

Les articles du DHS publiés sur internet qui vous permettront d'en savoir plus sur ce thème:

Apprentissage [ deutsch ] [ français ] [ italiano ]
Ecole enfantine [ deutsch ] [ français ] [ italiano ]
Ecole primaire [ deutsch ] [ français ]
Ecole secondaire [ français ]
Ecole secondaire supérieure [ deutsch ] [ français ]
Ecoles polytechniques fédérales (EPF) [ deutsch ] [ français ]
Ecoles spéciales [ deutsch ] [ français ]
Ecoles techniques supérieures [ deutsch ] [ français ]
Formation professionnelle [ deutsch ] [ français ] [ italiano ]
Hautes écoles spécialisées [ deutsch ] [ français ]
Instituteurs [ deutsch ] [ français ] [ italiano ]
Instruction publique [ deutsch ] [ français ]

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